A l'occasion de la journée spéciale "Exil des peuples" sur France Inter, nous partons à la rencontre des migrants, à Malte, à Calais et en Ethiopie.

Invité, Michel Agier

Un Monde de Camps, de Michel Agier, aux éditions La Découverte
Un Monde de Camps, de Michel Agier, aux éditions La Découverte © Radio France

Michel Agier est anthropologue et auteur de Un monde de camps , aux éditions La Découverte. Les camps se multiplient et se banalisent partout sur la planète. Ils sont aujourd'hui des milliers, dessinant peu à peu un nouveau paysage mondial. Gouvernements nationaux et agences internationales adoptent de plus en plus systématiquement cette solution pour « regrouper » les réfugiés humanitaires, pour « parquer », faire « transiter », « retenir » ou mettre à l'écart les « déplacés » et les migrants, les « clandestins » et autres indésirables. Douze millions de personnes vivent ainsi dans ces camps, des millions d'autres dans des campements de fortune, au creux des forêts, dans les interstices des villes, le long des frontières ; d'autres encore sont piégées dans des centres de rétention, des zones d'attente ou de transit. Si ces « hors-lieux » sont des espaces de parias, nombre d'entre eux s'inscrivent dans la durée et se transforment au fil du temps : la vie s'y renouvelle, s'y attache, et l'emporte le plus souvent sur la mort ou le dépérissement.

Reportages en Ethiopie, à Malte et à Calais

En Ethiopie, les réfugiés font la queue pour un peu de nourriture
En Ethiopie, les réfugiés font la queue pour un peu de nourriture © Julie Pietri

Qu'est ce qui pousse un homme, une femme à quitter son pays... A traverser un continent, une mer, au péril de sa vie pour atteindre l'Europe. Pour comprendre, nous avons remonté leur piste. Parmi les migrants que l'on retrouve en France aujourd'hui, il y a les Erythréens. L'Erythrée, dictature petit pays de la Corne de l'Afrique. 5 millions d'habitants. Et déjà 1 habitant sur 5 déjà réfugié à l'étranger.Julie Pietri est partie sur leur trace en Ethiopie.

A Malte, les réfugiés n’ont pour la plupart, pas de papiers. Et même lorsqu’ils obtiennent une autorisation de rester sur le territoire, elle ne leur donne pas le droit de travailler. Alors pour gagner un peu d’argent, tous les matins, c’est le même rituel. Ils sont des centaines a quitter les centres d hebergement au sud de l’ile pour rejoindre la Valette, la capitale. Reportage à Malte d'Antoine Giniaux.

Maré, de l’ARRA, agence éthiopienne pour les réfugiés dans le centre d’enregistrement d’Endabaguna
Maré, de l’ARRA, agence éthiopienne pour les réfugiés dans le centre d’enregistrement d’Endabaguna © Julie Pietri
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