En Afghanistan ce soir, deux jours après le vote on dépouille. Mais on a voté pour quoi exactement ? A quoi il sert ce président afghan, quand les Etats-Unis négocient de leur côté avec les Talibans ? L'escale reportage nous emmène au Liban qui accueille des artistes syriens, que l'on expose à nouveau.

Des observateurs afghans vérifient les résultats des votes affichés dans un centre de vote après le dépouillement du scrutin aux élections législatives du pays à Kaboul le 22 octobre 2018
Des observateurs afghans vérifient les résultats des votes affichés dans un centre de vote après le dépouillement du scrutin aux élections législatives du pays à Kaboul le 22 octobre 2018 © AFP / WAKIL KOHSAR

Afghanistan: perpétuel chaos

Les électeurs afghans ont voté ce weekend et ils devront patienter plusieurs semaines avant de connaître la composition de leur nouveau parlement, autour du 10 novembre.  Des élections qui devaient être un test à plus d'un titre. Mais des élections mal organisées, entachées par plusieurs attaques meurtrières, par de lourds problèmes logistiques et de fraudes.

Test pour l'exécutif, test pour la légitimité du pouvoir sur sa capacité à organiser un scrutin qui a 3 ans de retard, et que les talibans ont tout fait pour annuler. Au final on dit : C'est bien que ce scrutin aussi  imparfait soit-il ait eu lieu" ou "ça ne sert à rien".
On en parle avec notre invité  Jean-Luc Racine directeur de recherche au CNRS, chercheur senior au Think tank Asia Centre.
 

Sous les radars ce soir ... Amélie Pérrier 

Trident Juncture 18 : le rendez-vous incontournable de toutes les forces armées de l'Otan qui débute aujourd'hui en Norvège. On y parle des plus grandes manœuvres militaires de l'Otan depuis la Guerre Froide. Objectif, s'entraîner à secourir un des membres de l'Atlantique Nord en cas d'agression, aucun pays visé en particulier, officiellement, mais la Russie est dans tous les esprits... 

Direction Le Brésil qui a peur de son prochain président. Des psychanalystes partout dans le pays témoignent aujourd'hui de la violence et de la panique ressentie par leurs patients à cause notamment de lui de Jair Bolsonaro, le candidat d'extrême-droite 

Et si l'arme fatale contre la faim en Afrique avait la forme d'un petit haricot. Au Burkina Faso un grand chef coutumier y croit. Victor Tiendrebeogo est devenu le meilleur agent commercial pour le Haricot Mungo  "mung bean" en anglais. Une légumineuse qui renferme peut-être le salut du pays. 

Le reportage nous emmène ce soir au Liban : 

Le Liban en général, Beyrouth en particulier,  a toujours été un espace de liberté d’expression dans le monde arabe, notamment artistique. Une sorte de phare et de refuge pour la culture, dans une région marquée aujourd’hui par les conflits. Depuis le début de la révolution et de la répression en Syrie, en 2011, Beyrouth accueille plus d’un million de réfugiés syriens parmi lesquels de nombreux artistes. Leurs œuvres expriment évidement ce qu’ils ont vécu, la situation dans le leur pays. 

Aurélien Colly nous emmène à la rencontre de deux d’entre eux dans ce Beyrouth culturel, peu connu en Europe. 

Le monde à l’envers Cyril Sauvageot  

L’affaire Khashoggi, une bonne nouvelle pour l’Iran ?

Le bras de fer se poursuit entre Turquie et Arabie Saoudite autour de la disparition du journaliste saoudien Jamel Khashoggi. Le président turc Erdoğan a livré sa versions des faits ce matin dans un discours au Parlement. Dans cette affaire, un pays est resté très discret jusqu’ici : c’est l’Iran. Mais les Iraniens observent avec beaucoup d’intérêt l’affrontement entre Ryad et Ankara !

Après trois semaines de silence total, la première réaction officielle de Téhéran est survenue hier, avec cette prise de parole du chef de l’autorité judiciaire iranienne. « Un meurtre abominable », qui révèle « la nature du régime monarchique saoudien ». Ce sont les mots de l’Ayatollah Larijani un haut dignitaire du régime des Mollahs. Jusque là, l’Iran s’était bien gardé de commenter l’affaire Khashoggi, ou de montrer du doigt les Saoudiens. Plusieurs explications à cela : Difficile d’abord pour un régime autoritaire comme celui de Téhéran de s’ériger en défenseur des droits de l’homme et de la liberté de la presse. Ensuite, il était bien plus commode de laisser entre-déchirer la Turquie et l’Arabie Saoudite, les deux grands rivaux dans le monde Sunnite. L’Iran chiite – ennemi juré des Saoudiens – n’avait même pas besoin de s’en mêler. C’est « tout bénèf » comme on dit !... 

PROGRAMMATION MUSICALE 

Jonathan JEREMIAH, Good day 

Marvin GAYE, Let's get it on

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