Les élections régionales en Italie ont marqué la consolidation de la coalition de la gauche en plus d'un relatif désaveu de Salvini. C'est une victoire en demi-teinte pour le Parti Démocrate et la gauche, qui certes conservent la Toscane, mais devront composer avec de nouvelles difficultés.

Après les élections régionales de ce weekend en Italie, le traditionnel Parti Démocrate semble regagner la confiance des italiens face aux populistes du Mouvements 5 Etoiles et aux partis d'extrême droite. Pourtant, c'est loin d'être une victoire décisive pour la gauche italienne, qui certes conserve des régions d'influence mais ne parvient pas à endiguer l'alliance formée par la Lega Nord et Fratelli d'Italia

La gestion de l'épidémie de Covid-19 dépendant majoritairement des régions, ces élections ont pu être l'occasion d'approuver ou sanctionner la gestion de l'épidémie par les différentes formations politiques régionales.

La défaite de Matteo Salvini en Toscane témoigne d'une sanction électorale contre la Lega Nord, mais elle pourrait également marquer le début de l’ascension de l'autre grand parti de l'extrême droite italienne : Fratelli d'Italia. Créé en 2014 et héritier du Movimento Sociale Italiano (MSI), parti néo-fasciste d'après-guerre, le parti de Giorgia Meloni a su faire entendre une opposition qui semble de plus en plus crédible aux yeux des italiens. A gauche comme à droite, Matteo Salvini devra faire face à une opposition croissante

Ce weekend fut également l'occasion du référendum sur la réduction du nombre de parlementaires, qui passe de 945 au total à 600. Ce vote était une promesse électorale du Mouvement 5 Etoiles. 

Nous en parlons aujourd'hui avec Marc Lazar, directeur du centre d'histoire de Sciences Po, dont vous pouvez retrouver l'analyse sur les résultats des élections régionales italiennes en suivant ce lien.

Avec nous pour en parler

  • Marc Lazar, directeur du centre d'histoire de Sciences Po, historien et sociologue spécialiste de l'Italie

Aussi au sommaire de cette émission

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Même New-York, la ville qui ne dort jamais, a du mal à sortir de la torpeur de son confinement.  A Time Square comme dans les quartiers d'affaires, le Covid-19 semble avoir imprimé sa marque et vidé la ville. Les restaurateurs notamment semblent souffrir le plus de la situation actuelle, avec une fréquentation au plus bas.

Pourtant l'espoir est là, certaines rues s'animent, certains quartiers reprennent des couleurs. Même si la vie a changé, d'autres opportunités s'ouvrent et New-York continue d'être New-York.

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  • Marc LazarHistorien et sociologue, directeur du Centre d’histoire de Sciences Po (CHSP)
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