Depuis le 22 février, une trêve entre les talibans et les forces afghanes et américaines est entrée en vigueur, à l'approche de la signature d'un accord avec Washington. Un événement historique dans ce pays en guerre depuis maintenant dix-huit ans. Analyse avec l'anthropologue Georges Lefeuvre

Un soldat afghan qui surveille un lieu tenu par les Talibans en octobre 2019
Un soldat afghan qui surveille un lieu tenu par les Talibans en octobre 2019 © Getty / The Washington Post

Un espoir pour la paix est en train de naître, en Afghanistan. La trêve entre gouvernement central et rebelles talibans, effective depuis samedi dernier, porte ses fruits : si trois attaques résiduelles ont été signalées, faisant cinq morts parmi les forces de sécurité afghane, l'intensité des violences a considérablement diminué sur le territoire.

La « réduction des violences » était la condition imposée par Washington pour signer un accord de paix avec les talibans. Ce dernier, qui devrait être acté le 29 février, prévoit une réduction de la présence militaire américaine sur le sol afghan - passant de 13 000 à 8600 soldats. Puis l'ensemble des troupes devrait se retirer progressivement, si les talibans respectent leurs engagements de paix.

La guerre d'Afghanistan avait débuté en octobre 2001, en réponse aux attentats du 11-Septembre.

Les Etats-Unis avaient fourni le plus grand contingent de soldats parmi les membres de l'OTAN. Le conflit représente des pertes humaines et financières considérables dans chaque camp - les pertes civiles sont estimées par l'ONU de 32 000 à 60 000 victimes. 

Etats-Unis, talibans et gouvernement afghan ont depuis trouvé un ennemi commun : les djihadistes, présents sur le territoire depuis 2015. Les Américains pourraient voir dans les talibans de nouveaux alliés contre le terrorisme islamique dans la région.... Au risque de leur laisser la mainmise sur la société afghane, notamment en matière de religion.

Avec nous pour en parler

Georges Lefeuvre est anthropologue, ancien conseiller de l’Union européenne au Pakistan, chercheur associé à l’Institut de relations internationales et stratégiques (IriS).

Nous échangerons également avec Sonia Ghezali, correspondante à Kaboul, qui évoquera le sentiment des Afghans sur les changements à venir dans le pays.

Le bruit du monde est au Brésil, à Rio

où le carnaval bat son plein, et devient politique. Un reportage d'Anne Vigna

Le célèbre carnaval a choisi cette année des thèmes en majorité liés avec la politique et des questions de société. Le racisme, le féminisme, la corruption ou la religion sont autant de questions très en lien avec les politiques du président brésilien, Jair Bolsonaro, qui a aussi été très présent dans ces défilés depuis vendredi soir.

L'école de Mangueira, par exemple, présente un défilé très engagé en faveur de l'égalité de genre, et de la communauté LGBT - porteur, en général, d'un espoir de changement, et d'un discours anti-Bolsonaro. 

Le cinéma en VO d'Eva Bettan

avec le dernier film de Todd Haynes, Dark Waters

Un scandale à la fois industriel et écologique, porté à l’écran par un maître du mélodrame, avec Mark Ruffalo dans le rôle principal. 

Programmation musicale

  • Lizzo - Boys
  • Fool's Garden - Lemon Tree
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