Détruire le patrimoine culturel, un air de déjà vu...

On se souvient de la destruction des statues des bouddhas de Bamiyan en Afghanistan par les talibans, en 2001. On se souvient aussi des autodafés chroniques pendant la seconde guerre mondiale des écrits juifs et de ce que les nazis appelaient "l'art dégénéré".

Aujourd'hui, le groupe terroriste que l'on disait modernement armé et à la pointe de la technologie, vire de bord et s'en prend finalement à la culture. Au patrimoine de l'humanité. Aux symboles. A ce qui touche un peuple dans son intimité, son histoire. On pense alors à la destruction d'oeuvres d'art au musée de Mossoul, en Février dernier, au bombardement de la ville asyrienne Nimrud, en Irak, le 7 Mars, et à l'attentat de Musée ardo de Tunis la semaine dernière.

Dans un communiqué, la directrice générale de l'UNESCO Irina Bokova écrivait : "La destruction délibérée du patrimoine culturel constitue un crime de guerre" . Certains parlent même de crimes contre l'humanité.

Un Jour Dans Le Monde reçoit aujourd'huiNada Al Hassan , responsable de la section Etats Arabes au centre du Patrimoine Mondial de l'UNESCO pour revenir sur ces dernières attaques.

musée bardo
musée bardo © Radio France

Destructions musée Mossoul
Destructions musée Mossoul ©

Le Reportage de Sébastien Farcis au Sri Lanka

Au Sri Lanka, une page est en train de se tourner, depuis l'élection d'un nouveau président à la tête de cette république asiatique, le 8 janvier dernier. En effet, Maithripala Sirisena a promis de relancer le processus de réconciliation pour faire la lumière sur les crimes de guerre qui ont marqué la fin de 26 ans de conflit entre l'armée et la rébellion des Tigres tamouls, en 2009, et un nouveau panel d'enquête gouvernemental devrait être mis en place dans les semaines qui viennent : selon l'ONU, 40 000 civils seraient morts dans les bombardements aveugles de l'armée.

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