Le 4 octobre avaient lieu les élections législatives portugaises . Le premier ministre actuel conservateur, Pedro Passos Coehlo , arrive en tête avec 36.9% des voix. Le parti socialiste, avec à sa tête Antonio Costa , arrive en deuxième position avec 32.3% des voix. Défaite que Costa a toujours refusé de reconnaître. Ont suivi alors plusieurs semaines de négociations avec le Bloc de gauche (BE), et le Parti communiste (PCP), deux partis anti-austérité qui ont récolté près de 18% des voix. Après ces longues tractations, les trois formations, ainsi que les Verts (PEV), se sont mises d'accord, le 10 novembre, pour prendre le pouvoir et renverser le gouvernement conservateur de Coehlo .Cettealliance est inédite au Portugal , où socialistes et communistes se faisaient la guerre depuis la fin de la dictature en 1975.

Deux semaines après la chute du gouvernement, désormais minoritaire de droite de Coehlo, le président de la République, Anibal Cavaco Silva , a nommé Antonio Costa premier ministre le 24 novembre .

Aujourd'hui, ce dernier doit présenter le nouveau gouvernement, soutenu au Parlement par la gauche radicale. C'est le 21ème gouvernement démocratique du Portugal.

Cette alliance inédite de la gauche compte mettre fin à la politique d'austérité menée par la droite depuis 2011 . Pour tourner définitivement cette page, il est proposé notamment de cesser le gel des retraites dès 2016, de supprimer les coupes dans les salaires des fonctionnaires, ou encore d'augmenter le salaire minimal de 505 à 600€ d'ici 2019.

Le nouveau gouvernement devra se confronter à plusieurs défis politiques, budgétaires et européens . La coalition parlementaire tiendra-t-elle véritablement ? Cette politique anti-austérité permettra-t-elle au nouveau gouvernement d'honorer les engagements budgétaires pris lorsque le pays a bénéficié d'un plan d'aide financière ?

Les invités de Nicolas Demorand sont Hermano Sanches-Ruivo , conseiller délégué de la mairie du 14ème aux affaires européennes, et Ana Navarro Pedro , correspondante à Paris de l'hebdomadaire portugais Visao .

Le président du PSD Pedro Passos (à gauche) et le secrétaire général du Parti socialiste Antonio Costa (à droite)
Le président du PSD Pedro Passos (à gauche) et le secrétaire général du Parti socialiste Antonio Costa (à droite) © MaxPPP
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