La 5G, c'est une avancée majeure, une technologie puissante... Mais elle est devenue, aussi, un enjeu géopolitique : les pays européens vont-ils autoriser l'entrée du géant Huawei sur leur marché, alors que les Etats-Unis ont déjà mis leur veto ? Analyse avec Gilles Babinet, expert en questions numériques

Doit-on avoir peur de la 5G ?
Doit-on avoir peur de la 5G ? © Getty / VCG / Contributeur

Londres a fait connaître aujourd'hui sa volonté d'autoriser Huawei, l'un des acteurs majeurs de la téléphonie, à entrer sur le marché de la 5G en Grande-Bretagne. Une décision qui tranche avec le précédent posé par les Etats-Unis, tout à sa guerre commerciale avec la Chine, et qui a placé l'entreprise sur sa « liste noire » en évoquant des questions de sécurité nationale. Le Pentagone soupçonne en effet une trop grande proximité entre le gouvernement chinois et la firme... 

Washington demande à l'Union Européenne de rayer le géant numérique de ses réseaux. Alors dans le reste de l'Europe, les pays tâtonnent, hésitent, pris entre les feux américains et chinois. En France, on retarde les opérateurs en les faisant passer par une autorité consacrée, l'Anssi, qui devrait délivrer potentiellement ses autorisations au mois d'avril.

La 5G serait, selon ses promoteurs, un véritable « saut technologique ». Un débit vingt fois plus rapide, des possibilités de connexions multipliées, de nouveaux usages créés... Sur le papier, la nouvelle semble formidable. Mais au delà de ces considérations géopolitiques, nombreux sont les problèmes soulevés : risques environnementaux, effets sur la santé physique des utilisateurs, fuite de données vers la Chine...

Avec nous pour en parler

Gilles Babinet est entrepreneur et expert sur les questions numériques, ex-vice-président du Conseil du Numérique. Il est conseiller spécial de l'institut Montaigne sur les questions numériques. Il a écrit plusieurs ouvrages sur le sujet dont L'ère numérique, un nouvel âge de l'humanité (2014) et Transformation digitale : l'avènement des plateformes (2016).

Le bruit du monde nous emmène en Corée du Sud

où l'énergie solaire est le nouveau pari du gouvernement. Par Frédéric Ojardias

La Corée du Sud a annoncé la construction de la plus grande centrale solaire flottante au monde. Et elle sera bâtie... sur l’eau, en mer Jaune. Le pays, très dépendant de ses centrales au charbon, cherche à diversifier ses sources énergétiques. 

Un projet-pilote existe déjà sur le lac artificiel de Chungju, dont la centrale prototype produit de l'énergie pour 1000 foyers de quatre personnes, par an. Le solaire flottant coûte plus cher que des installations au sol, certes, mais il est très pratique dans un pays montagneux, qui manque de terrains disponibles.

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