Pour la sortie de son livre « Les Victoires de Daesh », l'avocate Marie Dosé viendra nous parler du sort des familles des djihadistes, de la façon dont le système judiciaire traite la question. Et nous faire entendre son plaidoyer : pour éviter que la radicalisation ne s'intensifie, il faut d'abord la comprendre...

Marie Dosé pour "Les victoires de Daesh" (Plon). Ici, une photo dans son bureau, Paris, mai 2019
Marie Dosé pour "Les victoires de Daesh" (Plon). Ici, une photo dans son bureau, Paris, mai 2019 © AFP / KENZO TRIBOUILLARD

Pour Marie Dosé, « les victoires de Daech sont d'abord les échecs de notre République ». Avocate pénaliste au barreau de Paris, elle représente les familles d'une vingtaine de djihadistes. 

Dans son ouvrage, elle raconte le parcours des proches de ceux qui sont partis en Syrie, femmes et enfants, détenus depuis des mois ou des années dans le Nord-Est syrien. Et elle questionne la façon dont la justice s'empare des affaires de terrorisme.

De fait, la question du rapatriement des 11 djihadistes français, affiliés à Daesh et condamnés à mort par pendaison en mai et juin 2019, se pose. 

60 à 70 autres membres de l'organisation terroriste pourraient être jugés prochainement.  Alors que l'ONU dénonçait hier les « procès inéquitables » des terroristes en Irak, la Commission Consultative des Droits de l'Homme a plaidé pour un jugement des ressortissants français sur notre sol.

Le propos de l'auteure vise aussi la virulence du système judiciaire français, qu'elle analyse comme un des facteurs de régénérescence de la radicalisation. Marie Dosé parle d'une obsession des magistrats pour la taqîya, ce droit donné par les écrits coraniques aux croyants de cacher leur foi pour échapper aux persécutions. 

Tout à cette peur de la dissimulation, la justice deviendrait punitive, alors qu'il faudrait selon elle adopter une posture plus compréhensive pour traiter le mal à sa racine.

Nous en parlerons avec Marie Dosé ainsi qu'un éclairage de Ludovic Piedtenu, correspondant de Radio-France en Allemagne, qui nous informera sur l'appréhension du terrorisme outre-Rhin.

Le bruit du monde est au Mexique

auprès de migrants qui attendent, des mois souvent, à la frontière. Un reportage d'Emmanuelle Steels

L’an passé, le président Trump a exercé des pressions financières sur son homologue mexicain pour que ce dernier entrave la marche des migrants vers les Etats-Unis. Résultat : les arrestations de sans-papiers du côté américain de la frontière ont drastiquement chuté. Et à Tapachula, au Mexique, des migrants sud-américains, africains et haïtiens sont retenus pendant plusieurs mois.

Pour eux, Tapachula se transforme en prison à l'air libre : impossible de circuler hors du périmètre de la ville, sous peine d'arrestation. Le Mexique est devenu une impasse pour les migrants... Une réalité impossible à accepter après le périple souvent terrible, à travers les forêts de Colombie et du Panama, qui les a menés jusque-là.

Le cinéma en VO avec « Cuban Network »

Par Eva Bettan

Fait rare : le cinéaste français Olivier Assayas a obtenu l’autorisation de tourner à Cuba. Il en est sorti un film d’espionnage, Cuban Network, inspiré de faits réels survenus dans les années 90. A l’époque, Fidel Castro avait envoyé des espions en Floride pour infiltrer les réseaux anti-castristes qui menaient des actions violentes contre l’île.

L’histoire est racontée du point de vue des agents cubains – une façon pour le réalisateur de parler autrement des guerres souterraines, comme il l’avait fait avec le terroriste Carlos dans un film éponyme réalisé en 2010.

Programmation musicale

Ayo - Beautiful

The Animals - Don't Let me be Minsunderstood

Les invités
  • Marie DoséAvocate d’une vingtaine de familles d’enfants de djihadistes
Les références
L'équipe
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.