Le 18 mars dernier , unaccord a été conclu entre les chefs d'Etats et de gouvernements des Etats membres de l'Union européenne et la Turquie pour résoudre la crise des réfugiés . L'accord prévoit derenvoyer les migrants et les demandeurs d'asile qui arrivent désormais en Grèce, vers la Turquie . En échange, la Turquie doit recevoir une aide financière de près de 300 millions d’euros , et pourchaque Syrien renvoyé , un Syrien déjà installé en Turquie serait admis dans un pays membre de l'Union européenne . Cet accord, fait largement polémique et suscite la colère des ONG .

Alors que s'est ouvert aujourd'huià Genève une conférence internationale pour les réfugiés , sous l'égide du Haut Commissariat des Nations unies, destinée àtrouver des pays d'accueil pour les réfugiés syriens , plusieurs voix se sont élevées. Le Secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon a demandé aux pays développés de faire preuve de "solidarité et d'accueillir un demi-million de réfugiés syriens d'ici trois ans". L'ONG britannique Oxfam , publie de son côté un rapport attestant que seuls 1,39% des réfugiés ont trouvé asile dans les pays riches , soit 67.100 réfugiés au total.

Dans le même temps, sur le terrain, les troupes du régime de Damas intensifient leur offensive contre le groupe Etat islamique. Et lesderniers attentats perpétrés par l'Etat islamique accentuent certaines crispations envers la crise migratoire.

Pour parler de lacrise des réfugiés et de l'accord passé entre l'Union européenne et la Turquie , Nicolas Demorand reçoit Gilles Kepel , politologue, spécialiste de l'islam et du monde arabe contemporain et Vincent Cochetel Directeur du bureau du Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés en Europe (UNHCR).

La Grèce prévoit qu'elle devra faire face à l'accueil de 100 000 réfugiés
La Grèce prévoit qu'elle devra faire face à l'accueil de 100 000 réfugiés © corbis / Nikolas Georgiou
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