Demain, les Iraniens éliront le successeur d'Hassan Rohani à la présidence de la République islamique d'Iran. Des élections verrouillées qui devraient se traduire par une forte abstention et la victoire du très conservateur Ebrahim Raïssi.

Iran : une présidentielle entre conservateurs. Ici des affiches du candidat favori et ultra-conservateur, Ebrahim Raisi
Iran : une présidentielle entre conservateurs. Ici des affiches du candidat favori et ultra-conservateur, Ebrahim Raisi © AFP / ATTA KENARE

Les Iraniens sont appelés aux urnes vendredi 18 juin pour élire leur futur président. Cinq candidats sont toujours en lice, après quelques désistements et surtout le veto du Conseil des gardiens de la Constitution qui a exclu plusieurs figures des camps réformateur et modéré de la compétition. 

Parmi ces cinq concurrents, un seul réformateur : Abdolnaser Hemmati, peu connu, qui peine à mobiliser les foules. Le candidat favori du scrutin est Ebrahim Raïssi, l'ultraconservateur chef de l'Autorité judiciaire, pressenti pour succéder au Guide suprême Ali Khamenei. 

Face à cette élection verrouillée qui s'annonce sans surprise, un rare sondage fait état d'un taux d'abstention record : 57% des Iraniens choisiraient de ne pas aller voter. Une décision-sanction vis-à-vis du régime qui n'a pas su protéger sa population de la crise économique induite par les sanctions américaines. Quelles perspectives pour la société civile iranienne après ces élections ? 

Avec nous pour en parler

Agnès Levallois est maître de recherches à la Fondation de la Recherche Stratégique et vice-présidente de l'IREMMO. Elle est également consultante spécialiste du Moyen-Orient et des questions méditerranéennes et chargée de cours à l'ENA et à Sciences-Po. 

Nous entendrons également Franck Mathevon depuis Téhéran. 

Le Bruit du monde est à Galveston, aux Texas, lieu de célébration de la fin esclavage 

Le Congrès américain a voté ce mercredi que le 19 juin sera désormais le 11e jour férié aux États-Unis. Ce, en mémoire du 19 juin 1865, lorsque 2000 soldats de l’Union arrivèrent dans la dernière ville confédérée du pays.  Le Général Gordon Granger y annonça la libération immédiate des esclaves, et la fin effective de l’esclavage dans tous les États-Unis.

Galveston – USA : Fresque relatant l’arrivée du général Granger en 1865, venu annoncer la fin de l’esclavage au Texas
Galveston – USA : Fresque relatant l’arrivée du général Granger en 1865, venu annoncer la fin de l’esclavage au Texas © Radio France / Thomas Harms

Cette ville, c’est Galveston, au Texas. Ce grand port du commerce triangulaire est aujourd’hui une station balnéaire, une attraction touristique et historique, et un lieu de mémoire en périphérie d’une des grandes ville noire du pays, Houston… Depuis 156 ans on y commémore l’anniversaire de la fin de l’esclavage mais aussi le chemin qui reste encore à parcourir pour panser les plaies. 

Un reportage signé Thomas Harms.

Également au programme de cette émission

  • Sous les radars, par Mariam El Kurdi                                                    
  • L'Europe tu l'aimes ou tu la quittes, par Angélique Bouin  

À Bruxelles, l'exaspération monte contre le Premier ministre britannique accusé de piétiner ses engagements sur le Brexit. 

  • Le monde d'après, l'édito de Jean-Marc Four  

Programmation musicale

VALERIE JUNE feat CARLA THOMAS - Call me a fool

TAMINO - Crocodile

Les invités
  • Agnès LevalloisMaître de recherches à la Fondation de la Recherche Stratégique et vice-présidente de l'IREMMO. Consultante spécialiste du Moyen-Orient et des questions méditerranéennes, chargée de cours à l'ENA et à Sciences-Po.
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