Ce soir, direction l’Amérique de Biden. Après les grands espoirs suscités par son élection, le président rencontre des difficultés avec le retrait des troupes américaines d’Afghanistan et la résistance, au sein même du parti démocrate, à son grand projet de réformes.

Après les grands espoirs suscités par son élection, Joe Biden rencontre des difficultés avec le retrait d’Afghanistan et au sein même du parti démocrate
Après les grands espoirs suscités par son élection, Joe Biden rencontre des difficultés avec le retrait d’Afghanistan et au sein même du parti démocrate © AFP / KEVIN DIETSCH / GETTY IMAGES NORTH AMERICA / GETTY IMAGES

Après l’euphorie suscitée par l’élection de Joe Biden et l’éviction de Donald Trump, la nouvelle présidence est en difficulté, faisant craindre un retour durable des idées d’un Parti républicain radical. Joe Biden a annoncé au printemps deux grands projets de réformes ambitieux, l’un visant d’une part à moderniser les infrastructures vieillissantes, à hauteur de 1 200 milliards de dollars, et l'autre nommé « Build Back Better » visant entre autres à créer des crèches gratuites, des bourses étudiantes, des remboursements de soins dentaires et à prendre des mesures pour le climat. Cependant, il fait face à la résistance de son propre parti, divisé entre les progressistes et les modérés qui craignent une dépense publique trop importante. Après l’acceptation par le Sénat an août de sa réforme, Joe Biden doit ainsi convaincre sa majorité faible au Congrès américain. 

C’était sans compter sur la résistance de l’Amérique de Trump, portée par la fronde texane. Le bras de fer continue avec le Texas sur la question de l’avortement. Le président a demandé lundi à la Cour suprême de bloquer la loi qui interdit l’avortement après six semaines. Par ailleurs, les indépendantistes du Texas Nationalist Movement rêvent d’un Texit. Joe Biden peut-il convaincre et rassembler l’Amérique ? Un retour du trumpisme est-il à craindre ? 

On en parle ce soir avec Corentin Sellin, professeur agrégé d'histoire et spécialiste des Etats-Unis. 

Le bruit du monde ce soir est au Mali. 

Le Mali s'apprête peu à peu, comme l'avait annoncé Emmanuel Macron, a fermer 3 de ces 8 bases. Le nombre de soldats français au Sahel va baisser de 5100 aujourd'hui à 3000 environ d'ici un an. Les 3 bases qui sont concernées sont Kidal, Tombouctou et Tessalit. Tessalit, le long de la transsaharienne, est le plus isolé des postes avancés français : il est à 50 kms de l'Algérie, mais à 5 jours de route de Gao. Ce camp, qui accueillait 200 soldats, avec des pointes à 500 parfois, ne compte aujourd'hui plus que 80 soldats qui ont vu, le 12 octobre dernier, partir un convoi déménageant la majeure partie des installations de Tessalit.

Et la suite, c’est Franck Cognard qui vous raconte.    

Également au programme de cette émission     

  • Sous les radars avec Sébastien Laugénie.                                                    
  • Le cinéma en VO avec Corinne Pélissier. 

"First Cow" de Kelly Reitchardt (cinema indé americain  - rétrospective à Pompidou pour accompagner la sortie du film)  

  • Le monde d'après avec Frank Mathevon.

Programmation Musicale          

Jose GONZALEZ : Lasso in

Liam BAILEY : White light

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