Serbia 20/08/15 Le camp de réfugies de Kanjiza a été crée le 1 août 2015 pour aider le nombre croissant des migrants de Serbie
Serbia 20/08/15 Le camp de réfugies de Kanjiza a été crée le 1 août 2015 pour aider le nombre croissant des migrants de Serbie © Jerome Fourcade/Wostok Press/Maxppp

.

On les appelle élèves allophones, nouvellement arrivés. Les enfants de migrants, réfugiés ou demandeurs d'asile étaient 52 000 à être scolarisés dans les écoles de la République pendant l'année 2014-2015.

Depuis les années 70, la scolarisation des enfants étrangers est obligatoire en France, au même titre que les petits français.

Comment assurer ce droit quand certaines familles n'ont pas de conditions de vie stable, voire de toit au dessus de leur tête ? Quelles sont les structures mises en place par l'Etat pour scolariser les enfants de réfugiés et de migrants ? Quels sont les besoins particuliers des enfants et des familles nouvellement arrivées ? Et qu'en est-il des étudiants, qui souhaiteraient poursuivre leurs études supérieures ?

Nous en parlerons avec Roland Biache , délégué général de Solidarité Laïque qui soutient l'école du chemin des dunes dans le campement de Calais, Sylvie Maurel , professeure des écoles en classe UPE2A, qui accueillent les enfants migrants, Anne-Marie Desfoux , du Réseau Education Sans Frontières et Carlos Arbaleaz de l'association Singa.

Reportage d'Anaëlle Verzaux

Anaëlle Verzaux est allée à l’école Lamoricière, dans le 12e arrondissement de Paris, dans une classe d’Unité pédagogique pour élèves allophones (UPE2A) c’est-à-dire dont les élèves ont une autre langue maternelle que le français.

Dans la classe, il y a cinq élèves, qui ont entre 8 et 10 ans, et qui viennent tous de pays différents : Chine, Maroc, Algérie, Pologne…

A leur arrivée dans la classe, il y a trois mois, six mois ou un an, ils ne parlaient pas un mot de français. Désormais, ils savent lire et comprendre un texte… à condition qu’il ne soit pas trop difficile ! L’institutrice, Camille Crépon, doit les mettre à niveau pour qu’ils intègrent au plus vite une classe ‘classique’. Dans la deuxième partie du reportage, nous nous intéressons à la formation des jeunes adultes. Direction Sciences Po Paris, qui donne des cours de français à des migrants de tout pays et de tout âge. C’est le dernier cours de grammaire avant les vacances scolaires. Dans la classe, il y a une dizaine de migrants, de différents pays d’Afrique ou de Syrie.

Les références
L'équipe
Mots-clés :
Suivre l'émission
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.