Christophe Walisko
Christophe Walisko © Radio France
"En général j’écoute cette émission parce que je me réveille très tôt. J’ai trouvé toutes les fois que j’ai pu l’écouter que des personnes ordinaires dans le sens noble du terme pouvaient m’apporter quelque chose de leur vie professionnelle de leur parcours. Avec ma petite expérience (je travaille dans le secteur de l’éducation spécialisée depuis quelques temps) je voulais apporter un témoignage sur ce que je vis au quotidien. J’ai un diplôme de conseiller en économie sociale familiale. C’est un diplôme qui préparait à travailler dans les CAF. Mais moi j’ai bifurqué vers le milieu d’éducation spécialisée. J’ai ensuite repris des études en sciences de l’éducation. C’était dans cette logique de travail au quotidien avec des gens en souffrance. J’ai été spécialiste sur les troubles autistiques pendant plusieurs années. Je suis actuellement chef de service à l’ADAPEI (Association Départementale d'Aide Pour l'Enfance Inadaptée) : une structure qui accueille des handicapés mentaux mais aussi des personnes atteintes de troubles autistiques. Quand j’étais enfant, j’ai vécu toute mon enfance dans un centre médical, un ancien sanatorium qui accueillait des accidentés de la vie. Mes parents étaient salariés de cette structure. Ils se sont rencontrés là. C’était perdu dans la campagne, à 20 km de Lyon. Il y avait plein de gens des mines du Nord qui venait se faire soigner dont mon père : Walisko, c’est polonais. On était toute une bande de joyeux gamins au milieu de la maladie. Et ça ne me choquait pas. J’ai un souvenir joyeux de cette enfance. Je crois que mon choix professionnel est lié à cet environnement du soin. Je continue de tracer mon sillon. Je suis encore en formation pour être directeur de structure médicosociale. Je suis dans la dernière année, c’est un diplôme qui se prépare en 2 ans et demi. Le thème de mon mémoire c’est le vieillissement des personnes handicapées. Puisque de plus en plus de trisomiques atteignent la soixantaine. Mon travail c’est donc aussi de préparer les familles à l’avenir. Dans les temps de rencontre avec les familles, il faut essayer de faire prendre conscience que leur enfant va leur survivre. On se heurte à des problèmes. J’habite Lyon, une petite rue de village depuis 10 ans. Je suis lyonnais depuis ma naissance. C’est une ville que j’aime beaucoup, encore à taille humaine : on peut se déplacer d’un bout à l’autre à pied. On est très vite à la montagne, et en trois heures au bord de la méditerranée. J’aime beaucoup lire aussi… depuis une quinzaine d’années j’ai découvert les polars avec des auteurs comme Vargas. Je trouve qu’ils donnent une vision de notre réalité qui n’est pas très gaie mais aussi assez réelle. J’aime beaucoup Thierry Jonquet et Didier Daeninckx. La musique me plaît aussi, mais j’aime plus le « Takapoum », la musique qui fait du bruit. Les Clash, Les Ramons, Les Talking Heads … Des groupes punks. Et Little Bob que j’ai vu en concert. Et les Dogs, un merveilleux groupe de Rouen. C’est différent de la musique classique de mes filles et de ma femme". Christophe Walisko nous raconte sa Pologne, un voyage pour découvrir le pays de son père. Il nous parle aussi de cuisine avec un pot au feu qui met en appétit à 5h du matin ! La fusée de Tintin a fait le voyage Paris-Lyon car cet objet raconte son amour pour ce héros quand il était enfant. Et une photo du mur de la rue de Verneuil pour marquer sa passion pour Gainsbourg. Quand il cite un livre à lire, ce sont les mémoires de Little Bob. Christophe Walisko, sous une apparence très sérieuse, cache des rythmes de rock et des poses de judo, une amie à Paris avec qui il adore parler même si 40 ans les sépare, une épouse musicienne et deux filles dont il est fier.... [**Ma souris m'a dit** de Hortense Volle](http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/ma-souris-m-a-dit/)
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