Georges Mouria
Georges Mouria © Radio France
_Chère Madame, Il y a bien des années (entre 1980 - 90), vous m'aviez fait le plaisir de retenir mon « Beau Dimanche » lu à l'antenne et assorti d'un joli petit poste qui ne m'a jamais quitté. J'étais alors parisien... Avec l'âge (né en 1935) le sommeil ayant ses caprices il m'arrive d'apaiser mes insomnies grâce à votre excellente émission nocturne. Vous devinez la suite... il me serait évidemment très agréable d'y participer même s'il me faudrait contrôler l'inévitable trac du micro que j'ai largement pratiqué professionnellement mais est-ce bien la même chose ? De quoi parlerions-nous ? Vous êtes maître (sse) à bord. Qui suis- je ? Un homme qui aime la beauté sous toutes ses formes : la Musique, l'Opéra, le beau Français (faible pour Marivaux), Francis Jammes, la douceur d'un paysage toscan... la Femme ! (je la révère depuis ma plus tendre enfance ! Est-ce bien raisonnable). J'ai beaucoup aimé ma profession. Aujourd'hui, je suis heureux de suivre le conseil de Mr Voltaire « Il faut cultiver son jardin » et vis heureux dans ce beau pays basque. Vous me feriez un grand plaisir en m'invitant. Avec ma très grande sympathie Respectueusement vôtre_ Un léger accent, une droiture, un sourire et de nombreux paysages dans la voix de Georges Moulia : l'Italie, l'Espagne, le Pays Basque, Paris. Nous naviguons entre l'hier et l'aujourd'hui, ces longues vacances que Georges dévorent avec calme et passion. Il y a le vélo, l'opéra, la radio et la poésie que Goerges lit sur sa terrasse. Francis Jammes est son poète favori, il est venu avec le livre des éditions Gallimard "Le deuil des primevères" de Francis Jammes, poète des Hautes Pyrénées né en 1868, mort en 1938 quand Georges avait 3 ans. Il nous lit quelques vers. Un médaillon acheté à Salzbourg évoque sa dévotion pour Mozart. Si je lui demande quel opéra peut l'émouvoir jusqu'aux larmes, il nous parle de la chanson du saule dans "Otello" de Verdi. Georges Moulia aime aussi la langue française, et répond avec enthousiame à la question de Francois Bonnéric (invité d'hier) sur les fautes de français. Et pour le juron favori de notre invité, il suffit d'écouter cette émission pour dénicher l'infime parcelle de frivolité ! [**Ma souris m'a dit** de Hortense Volle](http://sites.radiofrance.fr/franceinter/chro/ma-souris-m-a-dit/)
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