Dans la 6e circonscription de la Moselle, le favori Florian Philippot est jugé trop discret. Un avantage pour ses concurrents qui cherchent à le distancer.

À Forbach, les sympathisants FN aimeraient voir davantage Florian Philippot sur le terrain que devant les caméras
À Forbach, les sympathisants FN aimeraient voir davantage Florian Philippot sur le terrain que devant les caméras © AFP / Bertrand GUAY

Dans la sixième circonscription de la Moselle, à Forbach, Florian Philippot, doit l'emporter pour sauver sa peau. Déjà candidat en 2012, il espère cette fois-ci réussir en capitalisant sur le score réalisé par Marine Le Pen, en tête au premier tour de l'élection présidentielle avec 30%. Mais rien n'est acquis pour le numéro 2 du FN, qui est très contesté au sein du parti : c'est finalement Emmanuel Macron qui l'avait emporté dans cette circonscription, avec 58% des voix.

Sur le papier, Florian Philippot part favori parmi les 17 candidats en lice dans une zone géographique frontalière, où la question de l'Europe est centrale. Mais sur le terrain, le frontiste est peu visible. Pas de QG de campagne et un candidat tellement discret que même ses sympathisants se plaignent. "Il devrait être là, dans les rues, déplorant certains de ses électeurs, pas qu'à la télé".

Face à un Philippot discret, ses concurrents s'activent

En opposition à un Florian Philippot tellement occupé qu'il plante aussi les journalistes, ses concurrents s'activent, à commencer par Jonathan Outomuro, investi par la France insoumise. Jean-Luc Mélenchon était arrivé deuxième au premier tour de la présidentielle, un score qui permet à son candidat de se positionner comme "la seule alternative crédible au FN", notamment sur l'Europe. "Je ne suis pas pour une rupture franche, explique-t-il concernant les directives européennes mais, je suis pour changer quelques règles du jeu."

Mais le candidat de la France insoumise doit d'abord se faire connaître pour espérer l'emporter. La notoriété, ça compte. Jean Christophe Kinnel en fait aussi l’expérience, lui qui reprend le flambeau du socialiste sortant et vit une campagne difficile pour un PS qui a fait 6% à la présidentielle et peine à incarner une alternative au FN.

L'alternative peut se passer du côté de la République en marche, mais le choix sera difficile, deux candidats se revendiquant de la REM. Il y a Christophe Arend, la quarantaine, chirurgien-dentiste, investi tardivement et qui veut notamment contrer Philippot sur l’insécurité et Laurent Kleinhentz, non investi sous les couleurs de Macron mais qui indique sur ses tracts marcher "pour le succès de la majorité présidentielle".

Sans oublier la droite, représentée par Pierre Lang, pour Les Républicains. Le candidat a déjà trois mandats de député à son actif, avant d'être remercié en 2012. Cette année, il croit à un retour, notamment grâce au LR Edouard Philippe, devenu Premier ministre d'Emmanuel Macron, qui peut inciter les électeurs à choisir un député LR.

Avant cela il y aura surtout un bon premier tour, où la participation déterminera si Florian Philippot aura un ou plusieurs adversaires au second.

Dans la 6e circonscription de la Moselle, sont également investis, en plus des candidats cités dans cet article : Chantal MARY (Écologiste), Dominique BIRY (Extrême droite), Jean PLUSKOTA (Écologiste), Marjolaine HALLIER (DVD), Nicolas WALCZAK (COM), Sandra MONTALESCOT (DIV), Eric DILIGENT (DVD), Lola LEGRAND (Extrême gauche), Abdel-Kader DEHAR (Écologiste), Pascal SCHUSTER (DIV), Vincent FOURRIER (Régionaliste).

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