A Paris, PS et LR se disputent l'étendard de La République en marche dans la 18e circonscription, véritable poule aux œufs d'or pour s'assurer la victoire dimanche au second tour.

Dans la 18e circonscription de Paris, Pierre-Yves Bournazel et Myriam El Khomri se revendiquent tous les deux de la majorité présidentielle
Dans la 18e circonscription de Paris, Pierre-Yves Bournazel et Myriam El Khomri se revendiquent tous les deux de la majorité présidentielle © AFP / Martin BUREAU

L'une se présente comme "la jambe gauche" du mouvement En Marche ! (la REM) et a reçu un appel bienveillant du président de la République le soir du premier tour, l'autre vient de bénéficier du soutien public d'Edouard Philippe, en cohérence avec l'héritage de droite du nouveau Premier ministre. Dans la 18e circonscription de Paris, les deux candidats qualifiés pour le second tour, Myriam El Khomri pour le Parti socialiste, Pierre-Yves Bournazel pour Les Républicains n'ont qu'un objectif : être emportés par la déferlante de la REM en réussissant à convaincre les électeurs qu'ils sont la candidate ou le candidat le plus "macron-compatible".

Une traître et un ennemi dans un bastion de la gauche

Mais tout au long de cette campagne législative, la candidate socialiste a payé et paie encore une "traîtrise" : son bilan dans le précédent quinquennat. Dans une circonscription acquise fortement à la gauche, la loi Travail portée par Myriam El Khomri ne passe toujours pas. Avec 20,23% des voix au premier tour, la candidate peut espérer, peut-être, sur un report de voix du côté de la France insoumise, dont le candidat a été balayé dès le premier tour.

Avec 31,76% des suffrages, soit onze points d'avance sur sa rivale, Pierre-Yves Bournazel espère, lui, incarner le renouveau dont la REM a fait son credo. Ce premier tour l'a montré, être investi sous l'étiquette de la REM s'est montré payant pour nombre de candidats, quand d'historiques socialistes ont pris la porte ou que des ténors de droite, députés sortants et installés, se retrouvent en ballotage défavorable sur leurs terres.

Du côté de l'Élysée, aucune prise de position officielle, mais un regard bienveillant sur les deux candidats. "Que le meilleur gagne" se limite-t-on à répondre, puisque l'un et l'autre se rallieront, de toute façon, à la majorité présidentielle.

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