Le Front national a qualifié 120 de ses candidats pour le second tour des élections législatives. Mais les projections n'en donnent qu'une poignée qui pourraient sortir vainqueurs.

Face à la République en Marche, les candidats FN se concentrent sur la remobilisation de leurs électeurs, comme Damien Philippot dans l'Aisne, qui bénéficie su soutien de Marine Le Pen
Face à la République en Marche, les candidats FN se concentrent sur la remobilisation de leurs électeurs, comme Damien Philippot dans l'Aisne, qui bénéficie su soutien de Marine Le Pen © Maxppp / Aurelien Morissard/IP3 PRESS

Pour le Front national, l'incertitude demeure sur le nombre de candidats qui pourront l'emporter au second tour des élections législatives, ce dimanche. Si Marine Le Pen est en ballottage très favorable dans le Pas-de-Calais, les quelque 120 candidats FN qualifiés dans toute la France ne sont pas tous dans une aussi bonne posture.

Selon les projections réalisées dimanche soir par Ipsos Sopra Stéria, les députés frontistes ne devraient être qu'une poignée à siéger, peut-être pas assez pour former un groupe parlementaire.

L'abstention, faiblesse du FN

A Laon, dans l'Aisne, Damien Philippot (en ballottage défavorable avec 26,13% des suffrages), le frère du numéro 2 du parti, affronte en duel une candidate de la République en Marche (REM), Aude Bono, qui le devance de quelques points seulement (28,79%).

Pour que le candidat FN puisse l'emporter, la clé c'est la mobilisation. Il n'y a pas de "Front républicain" estime Damien Philippot, mais une désertion des urnes. Dans la première circonscription de l'Aisne, où l'abstention a atteint 50,83% des inscrits au premier tour, dimanche dernier, Marine Le Pen est venue exhorter les électeurs à venir voter.

Sa rivale, une professeure en école d'ingénieurs de 53 ans, ne lui fait pas peur. Aude Bono, répond-il, n'est pas très "appréciée de la population ni des élus locaux" dans la circonscription, elle "surfe sur la vague En Marche ! sans plus faire campagne".

Une attaque rapidement renvoyée par la conseillère municipale de Laon, passée par l'UDI et le Nouveau centre avant de rejoindre la REM, qui dit n'avoir "jamais vu" ou "jamais croisé" le candidat FN sur le terrain. Aude Bono réplique sur le parachutage de Damien Philippot.

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