En terre champenoise, la 1ère circonscription de l'Aube sera la seule, dimanche, où se jouera une triangulaire contre 34, en 2012, lors des précédentes élections législatives.

Le député sortant LR Nicolas Dhuicq, candidat dans la 1ere circonscription de l'Aube.
Le député sortant LR Nicolas Dhuicq, candidat dans la 1ere circonscription de l'Aube. © AFP / Kirill Kallinikov / RIA Novosti / Sputnik

Il y a cinq ans, lors des élections législatives de 2012, on dénombrait 34 circonscriptions où trois candidats s'affrontaient au second tour. Ce dimanche, il n'y en aura qu'une seule, celle de la première circonscription de l'Aube, où s'opposent le député sortant Les Républicains Nicolas Dhuicq (25,69%), le candidat investi par La République en Marche, Grégory Besson-Moreau (29,86%) et le candidat du Front national Bruno Subtil (24,89%).

Ici, l'enjeu est clairement de faire tomber le candidat de la REM, arrivé en tête. Pour ce faire, Nicolas Dhuicq, qui tente de sauver son siège, met en avant son ancrage local et espère un sursaut de participation au second tour.

Tout pèse sur l'abstention

Du côté d'En Marche, on rejette les accusations de parachutage. Grégory Besson-Moreau, entrepreneur dans le BTP, est en novice en politique mais avait été encarté UMP par le passé. A l'absence d'ancrage local, il répond en recevant la presse dans sa maison en pleine campagne. Une maison où il ne vit pas toute l'année, mais quand même.

Sursaut de participation espéré aussi du côté du FN, dans une circonscription, quand même, où on a mieux voté qu'en moyenne, (48,16% d'abstention contre 51,29% au niveau national). Si Bruno Subtil, arrivé en troisième position dimanche dernier, peut toujours compter sur son siège au Conseil régional, son suppléant, Jordan Guitton, candidat en droit de 22 ans, espère encore remobiliser.

Dans cette unique triangulaire, un quatrième acteur vient jouer les arbitres. Il s'agit du candidat de la France insoumise Michel Bach. Il a obtenu autour de 8% des voix au premier tour et appelle ses électeurs à faire barrage au FN.

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