C’est un grand classique, dès que des personnalités politiques se retrouvent au cœur d’un procès… Très vite, on crie au complot.

Dominique Alderweireld dit Dodo la Saumure. Le 04/02/2015.
Dominique Alderweireld dit Dodo la Saumure. Le 04/02/2015. © Photo C.LEFEBVRE. La Voix du Nord / maxppp

Dernière exemple en date: ce mercredi dernier dans l’affaire du Carlton . On a appris qu’avant l’enquête officielle, il y avait euune enquête secrète visant le désormais célèbre proxénète Dodo La Saumure…

Soyons très précis : cette enquête officieuse a bien eu lieu, mais c’est la façon de l’interpréter qui interroge … Rien ne dit à ce stade qu’il s’agissait de monter le moindre dossier politique contre Dominique Strauss-Kahn. D’ailleurs, même les avocats de DSK n’agitent pas cette hypothèse. C’est le défenseur d’un autre prévenu qui utilise cet argument pour tenter d’annuler la procédure et ainsi, de sauver son client, un ancien policier.

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Les juges sont habitués à ces arguments complotistes…

C’est par exemple le cas de Jean-Claude Kross , qui a notamment jugé le procès des écoutes de l’Elysée en 2004. Selon lui, le complot et les rumeurs n’ont pas leur place dans un procès. Seuls les pièces du dossier, les témoignages et le débat contradictoire comptent. D’autant que, dans ce genre de procès très médiatisés, les juges se méfient encore plus des tentatives d’instrumentalisation.

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