Si a priori, les revues scientifiques sont très sérieuses, Internet a quelque peu bouleversé cet écosystème. Des revues dites « prédatrices » publient un peu tout… et surtout n’importe quoi. Retour sur ces fraudes d’un nouveau genre.

Maggie Simpson et Chris Griffin, dans "Family Guy" (saison 12)
Maggie Simpson et Chris Griffin, dans "Family Guy" (saison 12) © Getty / Photoshot

Nous pourrions croire que le milieu scientifique échappe aux rumeurs. Que nenni ! Pour comprendre, rappelons que la science est un domaine très sérieux et les revues scientifiques, qui ne s’adressent qu’aux professionnels, sont très contrôlées. Elles ont un fonctionnement bien particulier : les chercheurs présentent leurs travaux à un comité de lecture, qui valident ou non la publication. A priori, un contrôle qualité. Sauf que depuis peu sont apparues de fausses revues scientifiques éditées depuis l’inde ou d’autre pays asiatiques. Hervé Maisonneuve est professeur à l'université Lyon 1. Sur son blog rédactionmedicale.fr, il épingle régulièrement ces faussaires.

Ils se sont créé uniquement avec l’objectif de gagner de l’argent. Ils voyaient qu’un nouveau modèle économique se montait, que des chercheurs, certains « naifs », étaient prêts à payer pour que leur publication passent vite et n’iomporte ou et au plus vite.

Ces fausses revues gagnent de l'argent, en cassant les prix. Dans une vraie revue, sérieuse, traditionnelle, quand un auteur est sélectionné, il doit en plus payer entre 1000 et 3000 euros pour pouvoir être publié. Là, ces nouvelles revues "pseudo " scientifiques appâtent les chercheurs avec des offres de publication à bas prix.

Elles prennent des noms de revus existantes en changeant le nom subtilement, repennent aussi la couleur, la police de la maquette. Elles affichent un comité de rédaction avec des noms de personnalités scientifiques, sans leur demander leur avis, et proposent de publier des articles pour 200 dollars ! Alors que ces revues ne font pas de contrôle de qualité.

Maggie Simpson, saison 12
Maggie Simpson, saison 12 © PHOTOSHOT/MAXPPP

Cela dit, au-delà de ce cas extrême selon Hervé Maisonneuve, les cas de fraudes sont plus répandus qu’on ne le croit dans le milieu scientifique :

Les fraudes prennent trois formes : le plagiat, la fabrication de données et la fasification de données existantes. Il n'y a que deux pays au monde qui ont une législation qui lutte contre cette fraude.

Pour terminer, précisons que si il y autant de fraude, c’est parce que pour être un chercheur reconnu, il faut être un chercheur publié.

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