Cette semaine, nous vous emmenons faire un tour du monde, pas des plus agréables : un tour du monde des théories du complot autour de l’affaire Charlie Hebdo…

En France, il a été souvent question des jeunes : un jeune sur quatre adhère aux thèses complotistes. Mais il n’y a pas qu'eux. Les théories du complot fusent des quatre coins du monde ! Et ce qu’il y a de plus surprenant c’est que ces théories sortent parfois de la bouche des plus hautes sphères politiques, comme par exemple en Turquie , comme l’a constaté Dorothée Schmid, chercheuse à l’Institut Français des Relations Internationales (IFRI).

Non pas des complots qui viseraient comme c’est assez habituel dans ce pays, la nation turque, mais un complot plus généralisé. Le maire d’Ankara , par exemple, est précis : il accuse le Mossad , les services secrets israéliens. Pour lui, les attentats sont une conséquence de la reconnaissance par la France de la Palestine.

En Palestine justement : pour le Hamas, c’est un complot dirigé par le lobby sioniste. Et la manière dont les journaux israéliens ont traité les évènements, avec la bénédiction du secrétaire d’état américain en est la preuve, selon le porte-parole du Hamas.

Komsomolskaïa Pravda, le tabloid russe titre : « Les Américains ont-il semé la terreur à Paris ? »
Komsomolskaïa Pravda, le tabloid russe titre : « Les Américains ont-il semé la terreur à Paris ? » © Radio France

Dans l’exemple de la Turquie,la presse pro-gouvernementale reprend évidemment les thèses des chefs politiques tels quels. La presse d’opposition les expose, sans participer à leur élaboration. Mais au final, très peu de vrais débats sont possibles.

En Russie , la presse n’y va pas de main morte : l’un des tabloïds les plus lus dans le pays a titré, au lendemain des attentats : «Les Américains ont-il semé la terreur à Paris ? »

Au final, de toute façon, comme tout bon complotiste, chaque pays cherche juste à élaborer la thèse qui va lui permettre de montrer du doigt… son coupable idéal.

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