Elles s’appellent Fatou, Daba, Géraldine, Aminata et ont cessé le travail pour la première fois au printemps 2012 : « On a grèvé », un documentaire signé Denis Gheerbrant, raconte la lutte de ces femmes immigrées, salariées dans l’hôtellerie, qui en ont eu assez de se faire exploiter.

Un temps de Pauchon - So, so, so, solidarité !
Un temps de Pauchon - So, so, so, solidarité ! © Hervé Pauchon

Le réalisateur de ce documentaire, sorti mercredi 10 septembre en salle, a posé sa caméra devant l’hôtel «First Class» de Suresnes, près de Paris. Il a accompagné ces femmes installées sur un petit bout de trottoir avec banderoles et piquets de grève contre le deuxième groupe hôtelier d’Europe, le groupe Louvre Hôtels.

Pendant 28 jours, elles ont «grèvé» pour ne plus être payées «à la tâche», à la chambre mais à l’heure. Ces salariées, la plupart mères de famille et immigrées d’Afrique, racontent peu à peu leurs conditions de travail. Elles disent qu’elles n’en peuvent plus des cadences, du mal de dos, du mépris, qu’il y a toujours des erreurs sur leur fiches de paye, qu’elles n’osaient rien dire de peur de perdre leur travail, qu’elles ne connaissaient pas leur droits. Elles croyaient tout ce qu’on leur disait, croyaient que c’était normal… Ce film, c’est aussi une initiation politique, «l’histoire d’une rencontre entre un syndicaliste et ces femmes», estime M. Gheerbrant.

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