On sait peu de choses sur la vie dans les prisons. Encore moins dans les prisons de femmes, monde trop souvent ignoré, méconnu, caricaturé … Comme s’il n’existait pas ou dérangeait trop.

Alors, on généralise, on catégorise, on fantasme. On condamne parfois plus sévèrement que les juges : tout est trop beau pour ces délinquantes qui ne méritent pas qu’on gaspille à leur profit l’argent des contribuables.

Les rares ex-détenues qui s’expriment publiquement sont écoutées avec une certaine méfiance : mauvaise graine tu as été, mauvaise graine tu resteras…

Des femmes purgeant leur peine ne parvient quasiment aucun témoignage, sauf par l’intermédiaire d’associations qui se sont fixé pour objectif de créer ce lien.

Etre détenue n’est pourtant pas une vocation. Aucune femme n’a jamais rêvé de se retrouver dans une cellule de 9m2.

« Payer » pour ses erreurs, cela peut donner l’impulsion d’un nouveau départ, à condition qu’il y ait une place dans nos sociétés pour les ex-détenues.

le Théâtre de la Tempête, à la Cartoucherie de Vincennes
le Théâtre de la Tempête, à la Cartoucherie de Vincennes © Hervé Pauchon

La Renn Compagnie, que dirige Laurence Renn-Penel, avait présenté au Théâtre de la Tempête à la Cartoucherie de Vincennes, Miserioso-119, un spectacle qui met en scène cinq femmes détenues pour meurtre, drogue, prostitution ou vol; et ce, à l'occasion d'une soirée consacrée aux femmes en prison au Théâtre de la Cartoucherie.

le Théâtre de la Tempête, à la Cartoucherie de Vincennes
le Théâtre de la Tempête, à la Cartoucherie de Vincennes © Hervé Pauchon
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