Pour la direction des Ardoisières d'Angers, le gisement est épuisé. D'où le projet de fermeture annoncé le 25 novembre dernier, avec la suppression de la quasi totalité des 153 postes.

Pour les syndicats CGT et CGC, des réserves de schiste existent. L'ardoise de Trélazé n'est pas morte d’après les salariés.

C’est pour le dire haut et fort, qu’ils sont venus d'Angers à bord de trois bus et trois minibus devant le siège social de leur patron à Paris. Équipés de leur casque et de leur veste, ils étaient 200 salariés à manifester.

Manifestation des Ardoisiers de Trélazé à Paris
Manifestation des Ardoisiers de Trélazé à Paris © Hervé Pauchon

Étendu sur plus de 60 kilomètres entre Renazé en Mayenne et Trélazé au sud-est d’Angers, le bassin ardoisier angevin est l'un des plus importants de France. Pourtant, depuis près de quarante ans, les mines sont délaissées les unes après les autres. Aujourd’hui, la CGT dénonce « une stratégie d’abandon des capacités de production nationales » qui a pris, dans les années 1980-1990, « une dimension catastrophique ». Après la fermeture du gisement de Renazé en 1975, celui du Segréen est à son tour sacrifié. Les mines de Trélazé sont désormais les dernières de France.

Pour soutenir les Ardoisiers de Trélazé, une pétition est en ligne.

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