Puisque leur direction refuse de venir à eux, ils ont décidé d’aller à elle.

Les Ardoisiers de Trélazé se sont réunis près du siège, à Paris, début janvier, devant la maison mère de leur employeur.

Les salariés des Ardoisières de Trélazé menacées de fermeture, sont venus demander à leur direction de relancer les recherches de nouvelles veines et de garantir la poursuite de l’activité.

Manifestation des Ardoisiers de Trélazé à Paris aux Invalides
Manifestation des Ardoisiers de Trélazé à Paris aux Invalides © Hervé Pauchon

Après mille ans d’exploitation, la tradition de l’ardoise risque de s’éteindre en Anjou.

Le groupe, une entreprise minière belgo-française, spécialisée dans l'extraction et la transformation de minéraux industriels a annoncé la fermeture programmée de sa filiale : les Ardoisières d’Angers, leader français de l’ardoise de couverture, et sa dernière mine de Trélazé où 153 mineurs travaillaient.

La production angevine d’ardoises servait essentiellement à la couverture de luxe comme le château de Versailles. D’après la direction du groupe, « la mine est arrivée en fin de vie », précisant que, depuis dix ans, « nous avons tenté de trouver de nouvelles sources d’ardoise, sans succès ». Une annonce contestée car « avec peu de moyens, on aurait pu trouver de la matière première ».

Par ailleurs, a été décidé, par certains salariés, de monter un projet de reprise afin d’éviter que les 130 hectares de la mine ne se termine en base de loisir comme le prévoirait la direction …

Pour soutenir les Ardoisiers de Trélazé, une pétition est en ligne.

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