• Protester à Moscou : ANNA, 21 ans #pussyriot

  • Partir de Gaza : AMIR, 23 ans #frontière

Amir sur la plage du camp de réfugiés
Amir sur la plage du camp de réfugiés © Aurélie Charon

"Quand on n’a jamais connu la démocratie, on invente des espaces de liberté. Quand les frontières sont fermées, on creuse des tunnels.

Quand on grandit à Gaza, Moscou, Téhéran, Alger, on prend le pouvoir l’air de rien.Underground Democracy, c’est entendre ce qui s’organise en souterrain dans ces lieux qui restent fermés. Même si la jeunesse de Gaza dans son manifeste a dit FUCK , même si les Pussy Riot ont osé une prière PUNK, même si le mouvement vert à Téhéran a précédé les printemps arabes et même si à Moscou , et Alger on a défilé contre la réélection des mêmes éternels présidents, rien ne change vraiment. Mais il existe une société parallèle, et il faut se méfier de l’eau dormante.

On commencera par ce qui fait que l’on risque sa liberté : partir et protester. Parce que les frontières sont fermées, et la parole surveillée."

  • AMIR : Il a grandi dans le camp de réfugiés de Shati à Gaza, suivi l'école des Nations Unies. La première fois qu’il sort de la bande de Gaza il a 20 ans. Il avait attendu des mois, parce que le passage de Rafah par l’Egypte est fermé. Depuis toujours il écrit, des poèmes, des textes sur Gaza, en français. En ce moment il vit dans une petite chambre d’étudiant à Paris et enseigne l’arabe aux étudiants d’Henry IV.
  • BAHJAT : le père d'Amir, rencontré à Gaza.
collection de tours eiffel chez Bahjat - père d'Amir
collection de tours eiffel chez Bahjat - père d'Amir © Aurélie Charon
Chez le père d'Amir - philatélie
Chez le père d'Amir - philatélie © Aurélie Charon
Bahjat, le père d'Amir
Bahjat, le père d'Amir © Aurélie Charon
  • ANNA : On l’appellera Anna évidemment ce n’est pas son vrai nom : les membres des Pussy Riot, à part Nadia et Macha qui ont été arrêtées et emprisonnées suite à leur prière punk dans la Cathédrale Saint-Sauveur, toutes sont anonymes. Anna a 21 ans, elle a arrêté les études depuis peu, depuis le clash avec ses parents : des parents "typiques soviétiques" comme elle dit. Pro Poutine. A Sotchi pendant les Jeux Olympiques, les Pussy Riot sont descendues vers le port pour entonner une chanson, jusqu’à ce que les milices cosaques arrivent avec gaz lacrymogènes, fouets et matraques.

  • ANDREI EROFEEV critique d’art à MOSCOU : en 2010 il monte une exposition sur l'histoire de l'art interdit en Russie et il est jugé pour outrage au sentiment religieux : son procès a duré 2 ans. Malgré tout il continue et il organise à l’étranger, clandestinement, des expositions sur l’action des Pussy Riot. La dernière en date en Suède : "Les Pussy Riot contre les cosaques".

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