J’ai oublié quand j’ai lu ce mot pour la première fois mais je crois bien qu’il m’a fait rire aux éclats. Féminazie. Pour ceux qui n’auraient pas Twitter ou qui seraient étrangers à l’humour patriarcal, j’explique : féminazi, c’est un mot valise, la contraction de féministe et nazi. Ben ouais, pourquoi se gêner ?

Les Féministes ont-elles un plan pour détruire l'univers ?
Les Féministes ont-elles un plan pour détruire l'univers ? © Getty / John Lund/Tiffany Schoepp

Si j’ai oublié le jour où je l’ai lu pour la première fois, je garde en revanche un souvenir très vif de la soirée d’automne où, encouragée par le mouvement MeToo, ma fille de 19 ans m’a raconté sa vie parisienne. 

Le papy bien mis qui l’a pelotée dans le bus. Le trentenaire qui l’a insultée devant la boulangerie parce qu’elle ne voulait pas lui filer son 06. Les jeunes rigolards qui lui ont adressé des obscénités dans le métro pendant tout son trajet.  

Le métro, ce soir-là, c’est comme si je l’avais pris dans la poire

Surtout quand ma fille chérie, ma merveille, mon soleil, m’a dit, l’air de rien, comme si c’était normal : 

Une bonne journée, c’est une journée où je n’ai pas eu peur. 

Qu’est-ce que j’ai fait, après ça ? Ben j’ai fait ce que je fais tout le temps avec mes amies féminazies : un pogrom ! 

On est descendues en bande dans le métro, avec nos uniformes de féminazies, nos rangers de féminazies, nos matraques de féminazies, et puis on a raflé des innocents qui passaient par là. 

Des types qui n’avaient rien demandé et qui criaient « not all men, not all men », « pas tous les hommes, pas tous les hommes » ! Et nous on leur tapait dessus en riant, je crois même que ma copine Zaza s’est fait un collier avec des testicules mais j’avais du sang dans les yeux, je peux pas le jurer… 

Aujourd'hui, on va s’interroger sur le féminisme, son but ultime, les peurs et les haines qu’il suscite encore en 2018. Alors, les féministes ont-elles un plan secret pour conquérir l’univers ? 

Pour en parler ce matin :

  • L'historienne Bibia Pavard, auteure de Mai 68 (Que sais-je) et co-autrice du beau livre : Luttes de femmes, 100 ans d’affiches féministes (Les Echappés)
  • La sociologue Pauline Delage, auteure de « Droits des femmes, tout peut disparaître », (Textuel) et cofondatrice du laboratoire junior VisaGe (Violences fondées sur le Genre)
  • La chronique de Libération : Sabrina Champenois qui décrypte les tendances nous parlera du streetwear masculin

Programmation musicale : 

- Melissa Laveaux "Angeli-ko"

- Shannon Shaw "Broke my own"

- Anne Sylvestre "Frangines"

Pour aller plus loin :

Le livre "La place des femmes dans l'histoire, une histoire mixte"

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