Et si on en finissait enfin avec la clope ? Si on profitait de l’été, des vacances ou juste d’un ras le bol légitime pour écraser sa dernière cigarette et dire au revoir à son haleine de vieux cendar ? On sait tous pourquoi il faut arrêter mais pas forcément comment y arriver.

Tabac : on sait tous pourquoi il faut arrêter mais pas forcément comment y arriver
Tabac : on sait tous pourquoi il faut arrêter mais pas forcément comment y arriver © Getty

J’ai arrêté de fumer le 29 juin, encouragée par l’humiliante ascension d’un escalier parisien. Oui, je suis allée dîner chez un ami dont j’ignorais qu’il habitait au 6e sans ascenseur, sans quoi j’aurais dit « Et si on allait plutôt au resto ? » J’ai mis 10 minutes à les monter, ses 6 étages, et quasi 20 à pouvoir parler sans cracher un poumon sur la table. 

Le 29 juin, donc, j’ai fait une séance d’hypnose. Qui a super bien marché. Pendant au moins une heure. Après, pour vous donner une idée de mon état, je me contenterai de citer un film : L’Exorciste. De fait, j’étais possédée, possédée par l’envie de cloper et, accessoirement, de tabasser des gens. 

J’en garde un souvenir flou mais des témoins dignes de foi affirment que j’ai passé 24h à hurler. Je profite d’ailleurs de l’émission d’aujourd’hui pour présenter mes excuses à mes proches, que j’ai maudits et insultés entre le 29 juin à midi et le 30 juin à midi, heure à laquelle j’ai repioché dans mon paquet de clous de cercueil. 

24h. J’ai tenu 24h de cauchemar, d’angoisse et de culpabilité. Je m’en veux d’avoir moins de volonté qu’un mollusque. Je m’en veux de claquer 3000€ par an dans une drogue qui aura ma peau. Je m’en veux d’avoir échoué. Mais on n’efface pas comme ça une relation toxique de plusieurs décennies. 

J’ai crapoté ma première blonde à 12 ans, dans les toilettes du collège. J’ai fumé toute ma vie d’adulte. 

Enfin, presque. Parce qu’une fois, j’ai réussi à arrêter. J’ai tenu cinq ans et demi. Mon erreur, c’est de m’être crue guérie. De m’être imaginée capable d’en rallumer une juste pour le plaisir, histoire d’accompagner mes potes et nos mojitos. Trois jours plus tard, je rachetai ma dose. 

Là, c’est décidé. En septembre, je re-arrête. Du coup, je profite aussi de cette émission pour présenter des excuses anticipées à mes proches.  Pardon les chéris, je vous aime mais je vais tâcher de m’aimer un peu aussi.

En plateau pour nous aider à essayer d'arrêter de fumer et nous prévenir des dangers de la cigarettes :

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    Magnifique

    2018

  • CANINE
    CANINE

    Saturday

    2018

  • AL GREEN

    Love is a beautiful thing

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