Ce soir au programme d'une heure en séries, société patriarcale et révolte féministe dans La Meute sur Arte, névroses en famille et homoparentalité dans Everything’s gonna be Okay sur BrutX et enfin années 60 et mixité scolaire avec Mixte sur Prime.

"La meute" série d'Enrique Videla et Sergio Castro San Martín diffusée sur Arte
"La meute" série d'Enrique Videla et Sergio Castro San Martín diffusée sur Arte © Fabula

Avec nous ce soir pour en parler

  • Ava Cahen de Frenchmania
  • Marjolaine Boutet de Phosphore
  • Benoît Lagane du 5/7 de Mathilde Munos et  de Télématin

"La meute" sur Arte TV

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Une série chilienne du 24 juin au 8 juillet sur Arte et jusqu’au 23 juillet en intégralité déjà disponible sur Arte.tv

De jeunes lycéennes excédées manifestent devant leur lycée contre leur professeur de théâtre auquel elles reprochent des dérives et des attouchements hypocritement dissimulées sous l’enrobage d’un pseudo enseignement artistique. En refusant désormais de se taire et de subir l’ancestrale loi patriarcale qui régit encore et toujours le Chili, elles vont donner un grand coup de pied dans une fourmilière nauséeuse où il est question d’une jeune fille disparue, du pouvoir inquiétant de l’église catholique, de l’impunité dont les hommes se croient détenteurs et enfin d’un jeu étrange où ces derniers sont embrigadés en meute dans le but de faire valoir leur droit absolu à la domination violente, et soi-disant légitime, de la gente féminine. 

Trois policières mènent l’enquête et tentent de démasquer celui qui, dans l’ombre, tire les ficelles de ce jeu abject. Un prédateur qui se fait appeler Le loup.

Entre fiction révoltée, militante et féministe, La meute est un thriller habilement tricoté qui remémore en filigrane l’histoire récente du Chili et de ses très sombres heures. 

Une série créée par la comédienne transgenre Daniela Vega que l’on avait pu voir dans le film Une femme fantastique et la cinéaste argentine Lucía Puenzo autrice de XXY en 2007 et du Médecin de famille en 2013.

"Everything's Gonna Be Okay" sur BrutX

Kayla Cromer dans la série "Everything's Gonna Be Okay" de Josh Thomas
Kayla Cromer dans la série "Everything's Gonna Be Okay" de Josh Thomas / Freeform/Liliane Lathan

Une sitcom australienne de deux saisons de dix épisodes

La vie est une garce. Tout comme la mort. Expérience dont le héros, Nicholas fait la douloureuse expérience dans les premières minutes de cette série. 

Tout avait pourtant bien débuté car ce jeune entomologiste venait juste de rencontrer un beau garçon gourmand et sexy. Mais manque de pot, l’idylle est écourtée par le père de Nicholas qui apprend à son fils que ses jours sont comptés et qu’en guise d’héritage, il lui confie la garde de ses deux sœurs. Deux jumelles dont l’une est autiste. Leur mère ayant déclaré forfait, c’est à notre jeune héros, très moyennement taillé pour l’aventure et surtout bien névrosé, de tenter de retisser le lien familial, tout en essayant de vivre son histoire d’amour. Histoire d’amour aussi tumultueuse que l’est le quotidien de Nicholas.

Everything's Gonna Be Okay est une série créée par l'humoriste australien Josh Thomas. Auteur auquel on devait précédemment Please Like Me hilarante série semi-autobiographique. Josh Thomas tient ici le rôle principal aux cotés de Kayla Cromer, Maeve Press et Adam Faison.

"Mixte" sur Prime

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Une série française de huit épisodes

Nous sommes en 1936. A la radio, sœur Sourire entonne son célèbre « Dominique nique nique » et sur le petit écran la France succombe au collant très moulant de Thierry La fronde. Mais un autre événement sociétal bouleverse notre bel hexagone : la mixité en milieu scolaire. Et pour le lycée publique Voltaire de Saint-Jean d’Angély c’est une révolution.

Onze filles pour une centaine de garçons. C’est le début du grand remplacement. Et si certains et certaines saluent cette nouvelle avancée égalitaire, d’autres en revanche comme l’austère professeur de latin rechignent à saluer cette évolution. Après tout, les filles en sont-elles pas destinées à jouer les mères au foyer et surtout ne vont-elles pas dangereusement perturber, avec leur chevelure dans le vent et leur jupe serrée, la concentration des garçons ? 

Mixte une série créée par Marie Roussin scénariste ayant travaillé sur la saison 3 de Borgia ainsi que sur l’adaptation française des Bracelets rouge pour TF1.

Et dans les rôles principaux de Mixte nous retrouvons Nina Meurisse, Maud Wyler, Anne Le Ny et Pierre Deladonchamps qui campe un proviseur un peu rigide et coincé au premier abord, mais dissimulant un inattendu secret.

Le conseil littéraire

Requiem pour la jeune amie par Gilles Leroy, Mercure de France.

Dans le nouveau roman de celui qui fut couronné du Prix Goncourt en 2007 pour Alabama Song, Gilles Leroy replonge dans sa jeunesse, au cours des années 80. Une période frappée pour ne pas dire fracassée par la mort tragique de sa meilleure amie, violée puis brutalement assassinée. Mais la chronique judiciaire intéresse peu l’auteur qui préfère retracer cette amitié fusionnelle qui l’unissait à une femme solaire, libre, ivre de vie. 

Requiem pour la jeune fille est à la fois le roman de la mort terrible, mais aussi celui de la naissance à la vie pour ces jeunes gens qui aimaient l’une comme l’autre les garçons. 

Dans un style souvent superbe de justesse émotionnelle, Leroy se remémore, et travaille de sa prose bien vivante le ressac de la mémoire. De la manière parfois inattendue, parfois pernicieuse, dont cette dernière sédimente les souvenirs, cristallise les émotions, fige le temps dans sa douleur. Ici le romanesque transcende le drame poisseux pour lui conférer une force bouleversante et universelle. 

Son goût pour le détail apparemment futile mais en réalité magnifiquement utile à un portrait vibrant permet à ce requiem de ne jamais être un mausolée sépulcral mais un roman ivre de vie. Un superbe hommage à celle qui selon ses mots : 

ne parlait jamais de l’avenir (…) . Le futur n’était pas le mode de la jeune amie, ou alors un futur proche, performatif et prosaïque. Elle parlait au présent, parfois au conditionnel. »

Bref extrait juste avant de conclure pour faire entendre la très belle langue de cet écrivain qui signe ici l’un de ses textes les plus forts.

L’effet miroir de Benoît Lagane

Ou l’actualité racontée par une série, un épisode, un personnage ou une scène culte

La programmation musicale

  • Dry cleaning, “Scratchcard lanyard”
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