Ce soir nous parlerons de tueur en série et d'Angleterre des années 80 avec "DES" sur Starzplay, de musclée descente de police et de corruption en col blanc avec "Antidisturbios" sur Polar+ et enfin d'enquêtrice pugnace et de traumas résiduels dans "Adèle" sur Série Club.

"Antidisturbios" série télévisée créée par Isabel Peña et Rodrigo Sorogoyen sur Polar +
"Antidisturbios" série télévisée créée par Isabel Peña et Rodrigo Sorogoyen sur Polar + © Movistar+

"DES" sur Starzplay 

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une mini-série britannique en trois épisodes

Nous sommes à Londres en 1983. Un absolu hasard lance la police sur la piste d’un tueur en série Dennis Nilsen. 

Un ancien policer, arrogant et sûr de lui, qui aurait, entre 1978 et 1983 assassiné plus de quinze garçons et jeunes hommes rencontrés dans des bars gays ou dans la rue. Des victimes fragilisés par la crise économique, jeté sur les trottoirs pour survivre ou partis pour la capitale dans l’espoir de trouver un avenir meilleur. 

Entre faux aveux, déni et indices parcellaires lancés comme un défi aux policier qui l’interrogent, Dennis Nilsen dit DES ne se livrera qu’en partie, refusant jusqu’au bout d’endosser tous ses crimes, laissant ainsi un grand nombre de ses victimes dans l’ombre de l’oubli et de l’anonymat. Trois épisodes qui reconstituent son arrestation, l’enquête qui s’ensuivit pour découvrir le nombre exacts de cadavres et enfin comment la justice, pressée de se débarrasser du dossier, s’est entre guillemets contenté de l’inculper pour une partie infime de ses crimes.

Une série froide sans aucun flashback ou reconstitutions sordides, uniquement centrée sur la seule enquête et écrite par Lewis Arnold précédemment auteur sur Le Prix du silence et Banana. Avec dans le rôle de DES l’excellent David Tennant, qui fut un oubliable dixième docteur dans la série Doctor Who et qui tient le rôle principal de la série Broadchurch. Et face à lui Daniel Mays vu récemment dans les séries Temple et Good Omens.

"Antidisturbios" sur Polar +

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Une descente de police dans un squat situé dans un immeuble insalubre de Madrid s’achève sur la mort accidentelle d’un jeune immigré de couleur. 

Bavure ou tragique concours de circonstance ? Une jeune flic issue de la police des polices mène l’enquête te trouve face à elle des policiers bravaches, à la virilité exacerbée et très soudés. Bref des figures peu aimables des forces d’ordre qu’elle compte bien faire tomber à coup d’écoute autorisée par sa hiérarchie. 

Mais en élargissant peu à peu le cadre de son investigation, elle découvre un autre scandale où de coupables les flics pourraient être des pions sur un autre échiquier : celui d’un capitalisme immobilier sans scrupule. Point final de ce résumé afin de ne rien dévoiler des ramifications de ce thriller urbain, habilement tricoté autour de thématiques qui sont particulièrement d’actualité… et qui déjoue les apparences sommaires d’une fiction dichotomique opposant flics brutaux à une policière incorruptible.

Une série créée par Rodrigo Sorogoyen, cinéaste espagnol ayant signé les excellents « Que Dieu nous pardonne », « El Reino » et « Madre » sorti cet été. Série pour laquelle il retrouve Isabel Peña, sa scénariste. Avec dans les rôles principaux Vicky Luengo, Raùl Arévalo vu dans Velvet et Hovik Keuchkerian vu dans la Casa de Papel et The Night manager.

"Adèle" sur Série Club 

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Mini série belge de quatre épisodes

Adèle n’est pas une investigatrice comme les autres. D’abord elle ‘est pas flic mais psychologue. 

Ce qui lui permet d’aborder les affaires dont elles s’occupent sur un plan différent et complémentaire des policiers avec lesquels elle est amenée à collaborer. Secondée par Djibril, un ado geek brillant, elle sort volontiers des sentiers battus et se fout des procédures légales. De plus elle est sujette à quelques brèves visions qui peuvent parfois la pousser à suivre d’autres pistes. 

Bornée, opiniâtre, un rien revêche, elle ne met guère les formes, suit souvent son intuition plus que la procédure au grand dam de son partenaire l’inspecteur Luca Dosco, un flic du BDI, le Bureau des Disparitions Inquiétantes. Un policier carré qui aime que l’on mène les enquêtes à sa manière, c’est-à-dire un rien rigide. C’est peu dire qu’entre les deux cela ne tache guère. 

D’autant qu’Adèle est obsédée par la disparition de son ado de fils survenue six mois plus tôt. Un trauma qui sert de fil conducteur à cette série assez classique dans sa forme mais moins lisse que les nôtres, sans happy ends systématiques et portée par des héros brisés qui tentent tant bien que mal de ne pas sombrer.

Une série qui nous vient de Belgique créée par Sammy Fransquet & Michele Gaeta avec dans les rôles principaux Catherine Demaiffe, vue dans Le sang de la vigne, et François-David Cardonnel qui était au générique du Bazar de la Charité. A leurs côtés Bernard Yerlès et Léo Moreau.

L’effet miroir de Benoît Lagane

Ou l’actualité racontée par une série, un épisode, un personnage ou une scène culte

Le conseil littéraire

Séoul Copycat de Jong-Kwan Lee paru aux éditions Matin calme.

Coup de cœur pour ce wudonit (qui a fait le coup) venu donc du pays du matin calme et qui met en scène comme dans DES un tueur en série. 

D’un genre un peu particulier. Car ce meurtrier récidiviste semble piéger certains de ses collègues i je puis l’exprimer ainsi qui ont réussi une sorte de crime parfait, maquillé en accident ou suicide et qui ont sont donc parvenus à échapper aux mailles de la police. Sa signature : occire ces impunis de la façon dont ils se sont précédemment débarrassé de leur victime. 

Ultime ironie macabre pour cet assassin de l’ombre, Copycat donc et qui n’aurait, ‘et le conditionnel est de mise, été identifié et suspecté que par un seul inspecteur qui, manque de pot, est hospitalisé. Car à la suite de son affrontement avec le principal suspect, il a perdu non seulement la bataille mais aussi la mémoire. 

Depuis son lit de souffrance et aidée par une jeune enquêtrice, il tente de reconstituer le puzzle macabre. Mais peu à peu les pièces révèlent une autre vérité…  

Si comme moi vous aimez les polars retors, un rien pervers et le cinéma coréen, son énergie et son écriture décalée, vous allez adorer vous perdre dans les méandres de cette mémoire perdu et du ce roman asphyxiant, rédigé dans un style nerveux, sans fioriture et tendu comme une corde à laquelle serait attachée la vérité. Une corde fragile et vacillante comme le mental du héros, qui pourrait se rompre à tout instant et précipiter l’issue de cette intrigue dans un abyme de noirceur machiavélique.

La programmation musicale

  • Talking Heads, Psycho Killer
  • Aya NAKAMURA, Doudou
  • Loyle CARNER/MADLIB, Yesterday

Avis aux amoureux de cinéma et de séries francophones ! 

Le numéro 1 de FrenchMania est toujours disponible en librairie ou sur abonnement via le site frenchmania.fr 

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