Ce soir nous parlerons de tueur en série et de profilage avec "Le tueur de l‘ombre" sur Arte, de colonialisme sanglant et de guerre des territoires avec "Barkskins" sur National Geographic et enfin de vengeance et de manipulation génétique avec "Biohackers" sur Netflix.

Photo d'une scène "Le tueur de l'ombre"  série sur Arte - Saison 1
Photo d'une scène "Le tueur de l'ombre" série sur Arte - Saison 1 © FR_tmdb

"Le tueur de l'ombre" sur Arte

La série danoise de huit épisodes de 45 minutes, à partir du jeudi 10 septembre à 20h55 sur Arte.

Une jeune fille rentre chez elle la nuit venue. Une nuit pluvieuse comme il se doit à peine percée par l’éclairage glauque de quelques lampadaires épars. Elle est suivie à courte distance par une voiture dont on distingue à peine la silhouette du conducteur. La blonde adolescente s’engouffre dans un tunnel sordide. On ne la retrouvera évidemment pas… Une disparition similaire à une précédente survenue dix ans plus tôt. Supputant qu’il a affaire à un tueur en série dont les victimes ne sont jamais retrouvées, le très obstiné, un peu froid et assez sexy inspecteur Jan Michelsen mène l’enquête, secondé par une psychologue qui va très vite confirmer ses soupçons.

Un polar sombre signé Ina Bruhn, autrice prolixe de la télévision danoise ayant collaboré entre autres à la série "Occupied", réalisé par Carsten Myllerup et avec Kenneth M. Christensen et Natalie Madueno. Une deuxième saison est prévue pour 2021.

"Barkskins" sur National Geographic

La série canadienne de huit épisodes d’une heure est diffusée sur National Geographic à partir du 5 septembre .

Nous sommes à la fin du 17ème siècle à Wobik, village situé en plein cœur de la très sauvage Nouvelle France. Contrée hostile qui deviendra le Québec mais qui pour l’heure est le théâtre de l’affrontement sanglant et impitoyable entre Français, Anglais et Iroquois. Natif du lieu ou colonisateurs hégémoniques, tous revendiquent le droit à cette terre et n’hésitent pas à sorti les armes pour défendre ce qu’ils considèrent comme leur bon droit. Tout commence d’ailleurs par le massacre d’un campement français. Seule une fillette en réchappe, murée dans le mutisme de son traumatisme. Les Iroquois sont désignés comme les coupables mais qu’en est-il vraiment ?

Quelques jours plus tard débarquent à Wobik quelques renégats français envoyés sur place pour servir d’esclaves à tout faire, des jeunes femmes envoyées par le Roi Louis pour servir d’épouses fidèles et deux hommes de la Hudson Bay Company, l’un anglais, le second indien, qui enquêtent sur la mystérieuse disparition d’un de leur collègue… 

Une fresque historique et politique sur fond de guerre territoriale imaginée par Annie Proulx, écrivain américano québécoise l’autrice de la nouvelle Brokeback Mountain et qui est également productrice de la série. Barkskins est écrite et produite par la scénariste Elwood Reid, connue pour avoir signé de nombreux épisodes de Cold case et de la version américaine de The Killing. Au casting David Thewlis (Fargo et la saga Harry Potter), Marcia Gay Harden (The Morning Show et Damages), Zahn McClarnon (Fargo et Westworld) et David Wilmot (The Aliensit).

"Biohackers" sur Netflix

La série allemande de six épisodes de 40 minutes est diffusée sur Netflix depuis le 20 août.

Tout commence dans un train. Un homme est pris d’un violent malaise. Une jeune fille, étudiante en médecine, se précipite pour le soigner. Mais très vite, autour d’elle, tous les passagers tombent à terre, atteints à leur tour de de violentes convulsions. Retour en arrière. Deux mois plus tôt, dans l’été indien qui baigne la ville de Fribourg, Mia débarque dans la ville et s’apprête à commencer ses études médicales. Elle tient plus particulièrement à suivre les cours de la professeure Lorenz, une spécialiste en génie génétique et biologie de synthèse. Mais ce n’est nullement l‘admiration qui posse Mia à suivre ce cours. De nombreuses années plus tôt, son frère jumeau et ses parents sont morts. Et elle soupçonne depuis toujours le professeur Lorenz, femme froide, implacable et prête à tout pour faire aboutir ses recherches. Mais jusqu’où est-elle capable d’aller? Et quel est le rôle de son bel, assistant au charme duquel notre héroïne n’est pas insensible ? L’enquête de Mia va la plonger dans les ténèbres des manipulations de l’ADN, du biopiratage et l’amener à se mesurer à ces scientifiques qui se prennent pour des dieux.

Une série écrite et mise en scène par Christian Ditter, cinéaste allemand connu au cinéma pour le très oubliable film Vick le Viking et pour avoir signé pour Netflix la série Girlboss. Avec Luna Wedler, Thomas Prenn et Jessica Schwarz vue dans l’adaptation cinématographique du Parfum par Tom Tykwer.

Avec nous ce soir pour en parler

  • Christine Haas
  • Charlotte Lipinska ( à Télématin )
  • Benoît Lagane ( également au 5/7 de Mathilde Munos et à Télématin)

Le conseil littéraire

Le goût du rouge à lèvres de ma mère de Gabrielle Massat aux éditions du Masque.

Un polar exsangue qui se déroule dans une Amérique des bas fonds et pourtant signé par une Française de 29 ans, kiné dans la vie. Tout commence lorsque Cyrus, adolescent vivant seul avec sa mère, découvre le jour même où il ose en cachette fumer sa première cigarette, acte pourtant prohibé par l’autrice de ses jours, le cadavre de celle-ci baignant dans son sang. 28 coups de couteau ont brutalement interrompu le cours de l’existence de cette femme de tête, proxénète respectée de San Francisco. 

15 ans plus tard, Cyrus a déménagé à l’autre bout du pays, vit désormais de trafics en tous genres, en dépit d’une maladie dégénérative qui lui a fait définitivement perdre la vue. La découverte d’un corps supplicié va le ramener dans sa ville natale à la poursuite de l’assassin de sa mère. Un coup bas du hasard qui va la forcer à affronter les démons de son passé. Passé qu’il avait choisi d’oublier. Ou du moins d’essayer. 

Un paradigme de roman noir made in USA et pourtant écrit à Toulouse.La frontière entre hommage et pastiche est souvent ténue et beaucoup d’écrivains l’ont appris à leurs dépens. Ce n’est pas le cas de Gabrielle Massat qui signe un roman référencé, gourmand de sa connaissance du genre, mais qui conduit sans faillir une ligne narrative autant efficace que subtile. Un excellent polar pur et dur, affuté et tranchant, mais qui est aussi le parcours d’un homme face à lui-même, poussé par un destin machiavélique à se redécouvrir et solder les comptes d’une adolescence sacrifiée. Méfiez-vous c’est très addictif.

L’effet miroir de Benoît Lagane

"La petite maison dans la prairie" confinée.

La programmation musicale:

  • Agnès Obel, Caméra’s rolling
  • Peter Peter, Conversation
  • Supertramp,The logical song

Le plateau télé

Charlotte vous recommande The killing sur Arte.TV

Christine  vous conseille Intimidation sur Netflix.

Benoît et son Service après Vente : Engrenages saison 8 et ultime sur Canal

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