Ce soir nous parlerons Pensionnat carcéral et loge mystérieuse dans "L’Internat Los Cumbres" sur Prime, devoir de mémoire et histoire du racisme en Angleterre avec "Small Axe" sur Salto et enfin extraterrestre en perdition et intégration chaotique avec "Resident Alien" sur SYFY

"Resident Alien" série télévisée de science-fiction américaine, créée par Chris Sheridan avec Alan Tudyk.
"Resident Alien" série télévisée de science-fiction américaine, créée par Chris Sheridan avec Alan Tudyk. © James Dittinger/SYFY

"L'Internat : Las Cumbres" (les cimes) sur Prime

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Une série en 8 épisodes disponible sur Prime depuis le 19 février.

Un pensionnat nécessairement lugubre perdu dans une forêt nécessairement touffue où les élèves, nécessairement à problème qui y séjournent contre leur gré subissent chaque jour les privations et humiliations d’une direction autocrate et nécessairement perverse. Tout commence lorsque quatre d’entre ces élèves essaient de s’échapper. Trois seront repris que le quatrième disparaît, mystérieusement enlevé par un homme en robe de bure et arborant un masque de médecin de la peste. Une série qui travaille jusqu’au moindre de ses images d’Epinal l’étrangeté et l’inquiétude avec des ados perturbés, amnésiques pour certains, malentendants pour d’autres, libidineux pour une large majorité et surveillés entre autres par un moine sexy et un professeur de musique aussi séduisant qu’équivoque et potentiellement dangereux.

Une série qui est un remake de celle éponyme diffusée en Espagne entre 2007 et 2010. Cette nouvelle mouture est signée Asier Andueza et Laura Belloso qui en assure également une partie de la réalisation. Avec dans les rôles principaux Asia Ortega, Alberto Amarilla et Mina el Hammani.

"Small Axe" sur Salto

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Une série britannique en cinq « épisodes » sur Salto.

Une série ayant reçu le label Cannes 2020 de cinq films dont la durée oscille entre 2h10 pour le plus long et 1h05 pour le plus bref. 

Cinq histoires parmi lesquelles certaines sont véridiques comme du Mangrove Nine narrant le destin d’un restaurant surveillé et harcelé par la police londonienne ou encore celle d’Alex Wheatle incarcéré à la suite des émeutes de Brixton au début des années 80 et qui devient par la suite un écrivain réputé. 

Cinq histoires indépendantes mais reliées entre elles par une thématique aussi simple que salutaire : rappeler l’ostracisme qui sévissait dans la seconde partie du 20ème siècle en Grande Bretagne et dont les noirs, et en particulier la communauté jamaïcaine, furent les victimes. Une époque où la seule couleur de peau était suspecte et presque un crime en soi. Une série en forme de devoir de mémoire pour rappeler une fois encore et ce n’est jamais une fois de trop la discrimination, le déterminisme social, la délinquance inévitable, la lutte des classes, les quartiers à l’abandon, les ghettos favorisés par les pouvoirs publics, les interventions musclées de la police au seine de laquelle régnait un racisme endémique. Une série d’anthologie pour dire aussi la culture noire, musicale, l’arrivée du reggae et une bataille de chaque jour pour exister et avoir le droit de relever la tête.

Small axe une série de téléfilms écrits, produits et mis en scène par Steve McQueen, cinéaste britannique à qui nous devons entre autres Shame, Hunger ou encore Twelve years of slave. On y retrouve le style engagé, jamais apaisé du cinéaste dont la pugnacité militante est portée par la l’extrême mobilité de la caméra. On ne pas hélas les citer à l’antenne mais cette série est portée tout au long par pléthore de comédiens et comédiennes anglais et donc, on frôle le pléonasme, juste remarquables.

"Resident Alien" sur Syfy

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Une série américaine de dix épisodes sur SyFy

Le plan était pourtant bien réglé. Envoyé sur terre pour éradiquer cette étrange espèce qu’est l’être humain, un extraterrestre devait donc nous éliminer avant de repartir tranquillement parmi les siens. Mais tout a foiré dès le départ. 

Son vaisseau s’est écrasé, notre héros maléfique a donc dû occire en catastrophe un tranquille habitant d’un petit village pour prendre sa place. Choix malheureux car du coup le voici propulsé médecin d’une petite bourgade où entre un flic abruti, un enfant l’ayant démasqué et des agents secrets chargé de le récupérer, sa mission hégémonique s’avère chaque jour un peu plus compliquée. Mais le véritable hic c’est que l‘humanité qu’il croyait détester de tous les pores de sa peau globuleuse s’avère plus attachante que prévue.

Resident Alien, une sorte de Alf pour adultes, est une série on l’aura compris à la fois décalée et satirique créée par Chris Sheridan, producteur et auteur d’une des meilleures sitcoms animées de l’histoire de la télévision américaine j’ai nommé Les Griffin

Avec dans le rôle de cet alien exterminateur Alan Tudyk, comédien protéiforme que l’on a souvent entendu dans de très nombreux cartoons mais sont a pu apprécier le jeu en chair et en os dans des séries telles que Arrested Developpment ou plus récemment Doom Patrol.

Le conseil littéraire 

"Le bois" de Jeroen Brouwers paru aux éditions Gallimard en octobre et magnifiquement traduit par Bertrand Abraham.

Nous sommes dans les années 50 au cœur d’un pensionnat catholique à la rigidité excessive. Un lieu clos dont le but ultime est moins d’élever les âmes que de rabaisser le corps et l’esprit des enfants qui y sont placés. 

Depuis une expérience que l’on imagine très personnelle, l’autel qui fut régulièrement confié aux mauvais soins de ces institutions, Jeroen Brouwers se glisse le temps du roman dans la peau d’un jeune prêtre, professeur dans cette prison religieuse. C’est plus le hasard que la fois qui l’a conduit à accepter ce poste, lui qui n’a pas renoncé aux doux chants des amours charnelles. 

Témoin des maltraitances, des attouchements et des viols subis par les enfants, le frère Bonaventura essaie de se tenir à distance. Jusqu’au jour où un adolescent disparaît. Un roman sur l’hypocrisie de ces instituts, mais surtout sur la prise de conscience. Sur ce moment de bascule morale où il est impossible de fuir ses responsabilités et où il faut apprendre à se dresser contre ces autorités destructrices. Un roman servi par une prose qui encercle le lecteur à l’image dont les faits cloisonnent le héros. Un style oppressant et envoûtant à la fois qui sert à merveille ce texte en forme de sombre étau spirituel et humaniste. 

L’effet miroir de Benoît Lagane

Ou l’actualité racontée par une série, un épisode, un personnage ou une scène culte... 

Et ce soir le jour où Nicolas Sarkozy regardait The Killing 

Avec nous ce soir pour en parler

La programmation musicale

  • Rosalia, Juro que
  • Enny, Peng Black Girls
  • Yelle,Vue d’en face

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