Ce soir dans Une heure en séries nous parlerons de conflit syrien et de culpabilité délétère avec "No Man’s land" sur Arte.tv, de crise familiale et d' infiniment grand avec" Away" sur Netflix et enfin de secrets de famille et de "petit déjeuner compris" avec "Grand Hôtel "sur TF1.

L'actrice Mélanie Thierry dans la série "No man’s land" sur Arte.
L'actrice Mélanie Thierry dans la série "No man’s land" sur Arte. © Sife.Elamine/Arte

"No man’s land" sur Arte

Une série dont France Inter est partenaire !

La série est tout d’abord  disponible du 18 septembre au 30 mai sur le site d’Arte et sera diffusée par la chaîne franco-allemande fin novembre.

Antoine et l’enfer de la guerre syrienne.

Nous sommes en 2014. Le jeune homme est convaincu d’avoir reconnu furtivement sa sœur dans un reportage consacré aux combattantes kurdes. Saisissante surprise car il croyait sa sœur décédée quelques années plus tôt dans un attentat au Caire. Une sœur dont il était fusionnellement proche avant que de tragiques événements ne les séparent à jamais. Antoine décide donc de se rendre en Syrie et se retrouve sur un champ de bataille sanglant où il croisera la route d’une jeune guerrière kurde et de trois britanniques engagés dans le djihs le djihad.

Cette série géopolitique coproduite par Haut et Court a été créée par les producteurs Maria Feldman et Eitan Mansuri et les scénaristes Amit Cohen et Ron Leshem, avec la collaboration de Xabi Molia écrivain et cinéaste, auteur de Comme des rois et de Les Conquérants.

Dans les rôles principaux : Félix Moati vu dans A trois on y va, Le Grand Bain et réalisatuer du très beau Deux fils, Mélanie Thierry vue récemment dans La Douleur et Au revoir là-haut ainsi que Souheila Yacoub vue dans Les sauvages et l’acteur britannique James Purefoy vu dernièrement dans Altered Carbone, et Following.

"Away" sur Netflix

La première mission humaine à destination de Mars est à la veille de s’envoler pour la Lune avant de rejoindre la planète rouge. Une odyssée de l’extrême prévue pour durer trois longues années d’isolement et de confinement. A la tête de cette équipe composée d’une chinoise, d’un russe, d’un britannique et d’un indien, une femme, Emma Green. 

Une américaine qui, une fois le voyage commencé, va devoir faire régner l’harmonie au sein d’un condensé de l’humanité où vont s’exacerber très vite rivalités, inquiétudes et défiances, en particulier à l’encontre d’une commandante. Mais ce ne sont pas les seuls problèmes que devra affronter Emma. Restés sur terre, son époux, victime juste après son départ d’un foudroyant AVC, et leur fille, jeune adolescence privée par le voyage de sa mère de l’insouciance de son âge, vont eux aussi devoir gérer la séparation et leur anxiété.

Une série spatiale et humaniste crée par Andrew Hinderaker, scénariste ayant travaillé sur la série Penny Dreadful. Derrière la caméra quelques noms intéressants parmi lesquels Edward Zwick, metteur en scène au cinéma du Dernier Samouraï et de Légendes d’Automne et qui signe ici un pilote assez réussi. Ou encoretoujours à la réalisation la franco-suédoise Charlotte Brändström. Devant la caméra la comédienne aux 2 Oscars Hilary Swank et dans le rôle de son mari Josh Charles vu cette année dans la mini-série The Loudest Voice.

"Grand Hôtel" sur TF1 

Une série française de 8 épisods et une série événement pour la première chaîne qui a misé pour sa rentrée sur ce soap adapté d’une série éponyme espagnole qui compte déjà plus de 4 millions de téléspectateurs

Anthony Costa débarque dans un palace. Il n’a pas de réelle qualification à part sa jolie gueule et sa silhouette aguicheuse. Il parvient à se faire engager mais sa véritable motivation est ailleurs. Il est là pour enquêter sur la disparition de sa sœur dont il est sans nouvelle. Le nid de vipères dans lequel il vient d’atterrir ternit pour le moins le luxe apparent de ce quatre étoiles. Tout n’est ici que trahisons, sombres secrets, sordides tractations pour racheter l’établissement et prostitution des femmes de chambre… 

Bref c’est assez peu reluisant. Face à notre bel héros, la propriétaire de l’hôtel qui vient de vendre celui-ci à un redoutable homme d’affaire, la fille héritière dont le héros va tomber amoureux et toute une galerie de seconds couteux âpres au gain.

Un « maîtres et valets » qui dans la version d’origine se passait dans l’Espagne de 1900 et qui dans sa version française se déroule de nos jours sur la côte d’Azur.

Aurélie Belko - qui a travaillé sur Péril Blanc et Camping Paradis - ainsi que Sébastien Le Délézir - auteur de Meurtre à Dunkerque et Les Ombres rouges pour la télévision -, ont signé ce remake mis en scène entre autres par Yann Samuell, auteur au cinéma de Jeux d’enfants et de La guerre des boutons. 

Le casting est aussi luxueux que le décor de la série puisque l’on y retrouve Carole Bouquet dans le rôle de la redoutable propriétaire, Hippolyte Girardot dans celui du retors homme d’affaire ainsi que Annie Duperey, Bruno Solo, Sara Martins, Solène Hébert et Victor Meutelet vu l’an passé dans Le Bazar de la Charité.

Avec nous ce soir pour en parler :

  • Isabelle Danel de bande à part.fr
  • Ava Cahen du Cercle sur Canal et co-rédactrice en chef de la formidable revue FrenchMania : On s'abonne ici. 
  • Benoît Lagane que l'on retrouve également dans Faim de Séries dans le 5/7 de Mathilde Munos tous les vendredis sur France Inter et à Télématin sur France 2

Le conseil littéraire

Khalat de Giulia Pex aux éditions Presque Lune.

Un superbe roman graphique signé par une artiste milanaise et inspiré des récits « Dov’é casa mia » rédigés par le journaliste italien Davide Colrti. Des histoires vraies et tragiques recueillies lors de ses nombreux voyages humanitaires.Nous sommes en 2011. Au tout début du printemps arabe. Poussée par son frère, un manifestant militant qu’elle ne reverra jamais plus, Khalat, jeune femme kurde, part pour l’université de Damas. Un lieu protégé où elle découvrira la poésie de Prévert, auteur qui ne la quittera jamais plus. Mais la guerre civile va précipiter le destin de la jeune fille. Avec ses parents et un enfant qu’elle adopte au cours de ce périple tragique, Khalat va traverser huit pays, subir les humiliations faites aux femmes, connaître l’enfer des camps d’internement avant de trouver refuge en Allemagne.

Face à une telle horreur, il est permis de se demander ce que peut bien apporter l’univers pictural d’un artiste. Et bien tout. Ou presque. Guilia Pex dit que ses dessins sont inspirés par Hopper, le cinéma indépendant et la musique post-rock. Et tout cela compose à l’image un sens du détail, une acuité du découpage graphique et un sens écorché du montage. De Hopper vient la précision du trait, son économie, son goût pour une l’ambiance inquiète et mélancolique. 

Au cinéma indépendant elle emprunte un penchant pour le très gros plan sur les visages pour dire l’épuisement des corps et la détresse, mais aussi la révolte intérieure. Et de musique post rock nait un sens accidenté du récit qui révèle sans la surenchérir toute la violence contenue dans cette histoire. Bref vous l’aurez compris, c’est une merveille.

L’effet miroir de Benoît Lagane

Ou l’actualité racontée par une série, un épisode, un personnage ou une scène culte:

le 11 septembre a travers l’épisode « Isaac et Ismaël » de «The west Wing »

La programmation musicale

  • Clara Luciani, Ma sœur
  • Andrea-Laszlo de Simone, La nostra fine
  • David Bowie, Life on mars

Le plateau télé

  • Ava  Cahen est archi séduite par 10 pour cent sur France 2.
  • Isabelle  Danel fond pour Mandalorian sur Disney .
  • Benoit Lagane vous recommande chaudement Normal people sur Starzplay.
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