Ce soir nous parlerons plaisirs de la chair et corruption des corps dans Little birds sur Starzplay, de mémoire délétère et de corps enfoui avec The Sister sur Salto et de parole décomplexée et de corps exultant avec Libres sur Arte.tv

Juno Temple dans la série "Little Birds", créée par Sophia Al-Maria, adaptation des écrits érotiques de l'auteure Anaïs sur Starzplay et sur le bouquet Canal.
Juno Temple dans la série "Little Birds", créée par Sophia Al-Maria, adaptation des écrits érotiques de l'auteure Anaïs sur Starzplay et sur le bouquet Canal. © Sky Atlantic

"Little birds" sur Starzplay et sur le bouquet Canal

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Une série américaine de six épisodes sur Starzplay depuis le 14 février.

Little birds, adaptée du court roman éponyme d’Anaïs Nin paru en 1979 et qui nous replonge dans le Tanger des années 50. Une ville sous contrôle des français qui y font régner une colonisation autocrate. Mais leur pouvoir décline et le retour du roi espéré par le peuple fragilise encore un peu plus leur implantation. 

Tanger la ville de toutes les douces débauches où débarque la jeune américaine Lucy Savage mariée sous la pression de son père, un armateur prêt à tout pour implanter son commerce dans cette partie du Moyen Orient. La jeune fille, faussement douce en apparence, rêve de connaître les plaisirs du corps de son mari. Las, le garçon, héritier d’une lignée britannique, est aussi gauche que gay. Bref c’est raté pour Lucy qui, débarrassée des apparences de bonne épouse obéissante, va révéler sa véritable nature et profiter des nombreuses jouissances qu’offre Tanger. Mais pendant que les corps exultent, la révolte gronde…

Little Birds une fresque pleine de chaleur écrasante, corps dénudés et meurtres sauvages créée par Sophia Al Maria qui en cosigne le scénario, et mise en scène par Stacie Passon, réalisatrice ayant travaillé entre autres sur les séries American Gods et Transparent. Devant la caméra un casting international avec outre Juno Temple dans le rôle principal, Hugh Skinerr dans celui de son mari, Raphael Acloque dans celui de son amant ainsi que Rossy de Palma et Jean-Marc Barr.

"The Sister" sur Salto

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La mini-série britannique de quatre épisodes disponible sur la plateforme Salto

Le problème avec les fantômes est qu’ils vous laissent rarement en paix. Et n’attendent que la moindre baisse de garde de votre part pour revenir vous hanter. C’est ce qui arrive à Nathan. Une nuit particulièrement pluvieuse, il voit ressurgir dans sa vie Bob, inquiétant homme démoniaque qui lui rappelle qu’ensemble, il y a de nombreuses années, lors d’une soirée au cours de laquelle avait disparu une jeune femme, ils avaient dû prendre ensemble une décision fatale. Nathan croyait que tout était oublié. Mais Bob va lui rappeler qu’il n’en est rien. Et qu’avoir épousé la sœur de la disparue n‘était peut-être pas une bonne idée. Débute alors pour Nathan un cauchemar éveillé, arachnéenne toile qui va se resserrer autour de lui et l’amener à affronter le passé. Passé où se niche une vérité terrible…

The Sister, une série créée par l’écrivain Neil Cross d’après son propre roman "L’homme qui rêvait d’enterrer son passé" paru aux éditions Belfond.

Dans le rôle du très torturé Nathan on retrouve Russell Tovey (Quantico, Years and years) et dans celui de son âme noire Bertie Carvel, vu dans Jonathan Strange & Mr Norrell ainsi que prochainement dans Baghdad Central.

"Libres" sur Arte.tv mais également YouTube, Facebook et Instagram

Une série animée de dix épisodes de trois quatre minutes chacun.

Un débat avec carré blanc mais avec un immense sourire et une causticité salutaire pour évoquer, avec cette websérie, les questions de la sexualité et de l’émancipation féminines. 

Des courts métrages culottés et parfois déculottés pour faire leur fête aux clichés, idées toutes faites et autres tabous, liés depuis toujours au corps de la femme. Le tout avec deux armes fatales : l’humour et la dérision. Le dessin est coloré, le ton est acide et l’approche frontale. On ne tergiverse pas et vous ne trouverez ici aucune métaphore polie ou consensuelle. 

Bref pour parler des poils, de la menstruation, des poignées d’amour, des secrétions ou de la représentation du sexe féminin, on appelle ici un chat un chat. Et si j’emploie à mon tour l’hypocrite masculin, c’est pour ne pas heurter la sensibilité patriarcale. Car vous l’aurez compris c’est bien de chatte qu’il s’agit… et si le mot vous choque alors vous avez urgemment besoin de regarder cette jubilatoire série…

Libres une série signée par Ovidie et Sophie-Marie Larrouy (Cheyenne et Lola, Derby Girls), réalisée par Ovidie et Josselin Ronse, d’après l’ouvrage graphique Libres ! Manifeste pour s’affranchir des diktats sexuels co signé Diglee et Ovidie et paru aux éditions Delcourt. A noter parmi les participations à cette série : Ocean, Shirley Souagnon ou encore notre collègue et ami Xavier Delaporte de France Inter.

L’effet miroir de Benoît Lagane

Ou l’actualité racontée par une série, un épisode, un personnage ou une scène culte

Avec nous ce soir pour en parler

  • Ariane Allard  de Positif et Causette
  • Christine Haas
  • Benoît Lagane du 5/7 de Mathilde Munos et  de Télématin

Le conseil littéraire

Anaïs Nin sur la mer des mensonges, de Léonie Bischoff aux éditions Casterman.

Superbe titre pour un tout splendide album graphique qui vient de reporter le prix Fauve du public France Télévisions 2021. Il a fallu près de sept ans à son autrice, découverte entre autres grâce à ses adaptations des polars de la suédoise Camilla Lackberg, pour donner naissance à cette évocation érotique et initiatique de la vie d’Anaïs Nin. Avec pour point de départ les années 30, lorsque la jeune femme vit à Paris avec son mari Hugo. Un homme qu’elle aime mais qui ne la satisfait pas. 

Anaïs Nin est encore une femme qui compartimente sa vie, cherche des exutoires, identifie ses démons mais refuse d’y céder. Une femme qui comprend sans oser encore les partager les troubles homosexuels de son cousin. Sa rencontre avec l’envoutante June et l’écrivain Henry Miller vont bouleverser le cours faussement tranquille de son existence. 

Une femme qui va à sa libération. Et apprend à affronter ses traumas d’enfance. Outre l’intelligence du scénario qui cristallise les émois et le monde intime d’Anaïs Nin, le trait de Léonie Bischoff est indéniablement l’autre point fort de ce livre. 

Un livre où domine le fond blanc, comme une métaphore du vide intérieur à combler. Et qui joue en écho aux gouts d’Anaïs Nin d’une palette chromatiques où s’imposent le turquoise pour la rêverie, le rouge pour la véhémence et le pêche pour la douceur.

Le plateau télé

Christine Haas vous recommande The Deuce

Ariane Allard

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