Ce soir nous parlerons new wave et amour au temps du SIDA avec "It’s a sin "sur Canal+, fin de seconde guerre mondiale et neutralité suisse de façade avec" Le prix de la paix" sur Arte et d'amitié vénéneuse et de couple à trois dans Losing Alice sur Apple TV.

"It’s a sin" sur Canal+, avec Callum Scott Howells, David Carlyle, Lydia West, et Olly Alexander, une série britannique en cinq épisodes de Russel T Davis.
"It’s a sin" sur Canal+, avec Callum Scott Howells, David Carlyle, Lydia West, et Olly Alexander, une série britannique en cinq épisodes de Russel T Davis. © Red Production Company and all3media international

Avec nous ce soir pour en parler

Ava Cahen de Frenchmania

Christine Haas

Benoît Lagane du 5/7 de Mathilde Munos et de Télématin

"It’s a sin" sur Canal +

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Une série britannique en cinq épisodes 

Nous sommes au tout début des années 80. La pop anglaise mélancolique et entêtante triomphe un peu partout dans Le monde. Londres est à la fête avec des titres comme Fade to grey, Kids in America ou encore l‘hymne Smaltown boy des Bronsky Beat. 

La libération sexuelle est en marche et les clubs gays se multiplient. La capitale anglaise est alors un eden sexué pour tous les garçons qui aiment les garçons. Et qui, dans l’anonymat de la grande ville et après avoir quitté le placard où les cantonnait la petite ville de province où ils avaient grandi, peuvent enfin vivre leurs désirs au grand jour. 

C’est dans ce contexte que débarquent Ritchie, Roscoe et Colin. Mais l’épidémie du Sida va frapper de plein fouet les corps de ces jeunes garçons, entraver leurs amours joyeuses et étendre son voile mortifère sur cette jeunesse à jamais brisée.

It’s a sin une série signée par l’un des plus grands plumes de la télévision britannique Russel T Davis. Auteur auquel on doit Queer as folk, le retour en grâce et en grande forme du Doctor Who ainsi que les très explicites Cucumber et Babana ainsi que la flamboyante dystopie sortie l’années dernière Years and Years. 

Dans les rôles principaux de cette série qui va fous faire verser des litres de larmes Olly Alexander découvert dans Skins et leader du groupe pop Years and years, Omari Douglas, Lydia West ainsi que quelques stars parmi lesquelles Stephen Fry, Neil Patrick Harris et la géniale Keeley Hawes (MI5, Ashes to Ashes, Bodyguard).

"Le Prix de la paix" sur Arte 

"Le Prix de la paix" série TV de Petra Biondina Volpe sur Arte
"Le Prix de la paix" série TV de Petra Biondina Volpe sur Arte / FR_tmdb

Une série helvétique en six épisodes diffusés sur la chaine les 25 mars et 1er avril mais également disponible sur arte.tv jusqu’au 30 avril

Nous sommes au lendemain de la seconde guerre mondial en Suisse. Charmant petit pays bucolique ayant réussi à préserver sa neutralité durant le conflit. Mais cette neutralité ne signifie pas pour autant un rejet des idéologies fascistes qui ont traversé l’Europe. C’est ce que découvrent les trois jeunes héros de cette saga familiale romanesque et politique. 

Le premier travaille pour le bureau du procureur général et traque les nazis qui se sont réfugiés, souvent avec la complicité des autorités, au pays du chocolat. Son frère, héritier par alliance d’une entreprise de textile, cherche à moderniser celle-ci et pour cela va devoir faire appel à un scientifiques allemand dont le passé pourrait être plus trouble qu’en apparence. Sa fiancée travaille à l’accueil de jeunes enfants et adolescents rescapés des camps de la mort. Par leur intermédiaire elle découvre l’horreur d’une réalité que bon nombre de ses concitoyens dénient encore.

Le prix de la paix une série de de Petra Biondina Volpe réalisatrice de Les conquérantes avec Annina Walt, Max Hubacher et Dimitri Stapfer.

"Losing Alice" sur Apple TV

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Une série isréalienne de huit épisodes 

Alice est une réalisatrice auparavant renommée mais désormais en panne d’inspiration. Tentant de concilier sa vie de famille et sa carrière en stand-by, elle fait un soir la rencontre dans un train de Sophie. Une jeune femme solaire et débordante d’aisance. Qui s’avère en plus être l’autrice d’un scénario particulièrement sulfureux, en cours de production et que devrait interpréter le mari d’Alice. Cette dernière ignorait tout du projet de sa vedette de mari, lui-même en reconquête de son aura d’acteur, aura quelque peu malmenée par de récents choix mercantiles. Commence alors entre les trois un jeu pervers de manipulations dans lequel Sophie va vite s’avérer intrusive, inquiétante et toxique. Mais est-elle vraiment la seule ?

David Lynch et Alfred Hitchcock ne sont pas loin dans ce face-à-face glaçant qui soigne autant son esthétique et sa mise en scène au scalpel qu’un scénario riche en volte faces et coups de théâtre. Une série que l’on doit à l’autrice Sigal Avin. Avec Ayelet Zurer, Lihi Kornowski et Gal Toren.

Le conseil littéraire

Mes animaux sauvages de Kevin Bentley aux éditions Philippe Rey.

Ce roman qui tient surtout du journal intime débute en 1977 pour s’achever 20 ans plus tard. Kevin jeune texan s’échappe de cet état un rien réactionnaire pour enfin vivre sa vie de gay flamboyant dans les rues de Sa Francisco. Et c’est peu dire s’il y trouve sa place. 

Dans les rues de Castro les beaux garçons pullulent et si on me permet cet effroyable mot d’humour il n’y a qu’à se baisser pour les ramasser. Ok pas politiquement correct mais c’est l’époque extravagante des années 80 qui veut cela. Kevin aime, couche, multiplie les aventures. N’étant pas d’une nature très romanesque, il préfère les rencontres physiques, furtives, anonymes parfois. Les corps exultent et le désir, enfin libéré en marge des premières marches revendicatrices ne demande qu’à satisfaire son besoin d’épiderme et d’entrejambes. 

Une époque pré Sida, libérée et délivrée de toute forme de culpabilité dans ce paradis pour garçons perdus et fiers de l’être. Mais hélas la maladie débarque et avec elle son lot de tragédies. Les amants de Kevin vont partir emportés par ce fléau qui fait ses ravages dans l’indifférence d’une Amérique puritaine qui voit dans le SIDA un signe de la vengeance de Dieu contre tous ses invertis. 

Le journal de Kevin Bentley se fait plus sombre tout en restant assez dé…cul… otté. Et cela donne des pages magnifiques comme cet hommage bouleversant aux disparus.

L’effet miroir de Benoît Lagane

Ou l’actualité racontée par une série, un épisode, un personnage ou une scène culte ... Et ce soir retour sur l'épisode 8 de la saison 5 de This is us intitulé In the room

La programmation musicale

  • Marquis de Sade et Etienne Daho, "Je n’écrirai plus si souvent"
  • Sophie Hunger, "Die ganze Welt "
  • London Grammar, « Lose your head »

Le plateau télé

Ava  vous suggère Now Apocalypse sur Canal +

Christine vous conseille This way up sur Canal+ 

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