Cette semaine au programme d' Une heure en série: serial killer et face-à-face viril dans "The Reckoning" sur 13ème rue, femme en détresse et complot international dans "Mirage" sur France 2 et pouvoir de la presse et tragédie familiale avec "MotherFatherSon" sur StarZplay.

"MotherFatherSon", saison 1, série diffusée sur BBC Two avec Richard Gere, Helen McCrory, Billy Howle et Sarah Lancashire.
"MotherFatherSon", saison 1, série diffusée sur BBC Two avec Richard Gere, Helen McCrory, Billy Howle et Sarah Lancashire. © BBC

"Reckoning" 

La découverte du corps d’une jeune lycéenne dont le tatouage a été prélevé par le tueur relance une enquête que l’on croyait close. Celle d’un serial killer responsable quelques années plus tôt de la mort de plusieurs jeunes femmes. Le détective qui était sur l’enquête autrefois essaie de reprendre celle-ci. Mais ses précédents agissements -il avait malmené un des suspects-, son obsessions maladive pour l’affaire et son instabilité psychologique invite peu à peu sa hiérarchie à lui faire de nouveau confiance. 

Face à lui, un conseiller d’orientation, aussi sympathique en apparence que torturé et ambigu dans l’intimité, que le récit ne tarde à désigner comme le coupable idéal. 

Mais la solution est-elle aussi simple et limpide que cela ? Le face-à-face tendu et anxiogène entre deux pères de famille au passé trouble et présent inquiétant, prêt à tout pour protéger les faux semblants de leur fort peu tranquille vie de famille…

Créée par David Hubbard et Thompson Evans avec Aden Young (The Code, Rectify) et Sam Trammell (True Blood et This is us)

Une mini-série en dix épisodes disponible sur 13ème rue depuis le 9 février.

"Mirage"

Décembre 2004. Claire fait partie des survivants du Tsunami qui s’abat sur le sud de la Thaïlande. En revanche, son mari fait partie des victimes.

Quinze ans plus tard, elle débarque a Abu Dhabi. C’est l’heure des secondes chances. Elle a refait sa vie avec un chef qui va ouvrir un restaurant dans la luxueuse capitale des Emirats arabes. Et cette ingénieure nucléaire, dont la carrière s’était brutalement interrompue après l’explosion d’une centrale dont elle était en charge de la sécurité, a enfin retrouvé un boulot. Tout va donc pour le mieux lorsqu’un soir elle est persuadée d’apercevoir Gabriel dans les couloirs d’un hôtel vingt cinq étoiles. Fantasme ou réalité ? En essayant de retrouver son ex conjoint, Claire va se retrouver au cœur d’une conspiration terroriste dont elle est la fois le pion principal et la première victime  

Avec une distribution internationale Marie-Josée Croze, Clive Standen, Hannes Jaenicke, Philippine Leroy-Beaulieu, Grégory Fitoussi.

Série créée par Bénédicte Charles et Olivier Pouponneau et réalisée par Louis Choquette réalisateur de la série Philarmonia

Certes on s’agace  des nombreuses incohérences du récit et côté ultra promo pour la ville d’Abu Dhabi mais en même temps, la mécanique de ce thriller est suffisamment huilée et efficace pour maintenir notre curiosité en éveil.

Série en six épisodes, diffusée depuis le 17 février sur France 2 et disponible en replay

"MotherFatherSon"

Max possède l’un des plus grands et des plus influents empires de presse au monde. Il peut faire et défaire les carrières, faire tomber ses opposants et règne sur sa famille comme ses employés avec la même autocratie douce et séduisante. Sa femme est partie depuis longtemps laissant son fils aux mains de cet ogre qui en a fait son hériter putatif. Jusqu’au jour où ce dernier, saturé de drogues et d’alcool fait un accident vasculaire. 

Un drame qui va fissurer les coutures impeccable du costume de Max et révéler l’homme qu’il est. Un homme qui passe son temps à trahir les autres, les femmes et hommes qui travaillent pour lui, ses lecteurs, ses proches et même l’actuel premier ministre britannique, un noir musulman. Un homme qu’il avait soutenu et qu’il va abandonner en pleine campagne de réélection pour lui préférer sa toute nouvelle et inquiétante rivale : une nationaliste extrême.

Bref c’est Shakespeare au royaume putride de la presse, de la politique et des scandales.

Et mis à part peut-être une ou des intrigues satellites un rien inutiles c’est sombre, brillant et vertigineux.
 

Créée et écrite par Tom Rob Smith (auteur de roman policier – Enfant 44 chez Pocket - et pour la télévision de The assassination of de Gianni Versace et surtout la remarquable série London Spy avec Charlotte Rampling et Ben Whishaw)

Avec Richard Gere (Chicago, Pretty Woman) est aux côtés d’Helen McCrory (Peaky Blinders, Harry Potter) et Billy Howle (Témoin à charge) et Sarah Lancashire (Happy Valley).

Série télévisée britannique de huit épisodes diffusée sur Starzplay. 

Avec nous ce soir pour en parler

  • Isabelle Danel de Bande à Part
  • Charlotte Lipinska de Vogue et désormais Télématin
  • Benoit Lagane tous les vendredi à 5h53 pour la chronique "faim de séries" dans le 5/7 de Mathilde Munos 

La programmation musicale.

US girls, Overtime

Tsew the kid, peur de sombrer

Boney M, Daddy Cool 

La pépite inédite 

The Pale Horse

Mini série en deux épisodes diffusée sur la BBC One

Tirée d’un roman d’Agatha Christie – toujours une valeur sûre- mais surtout l’occasion de parler de Sarah Phelps que nous avons évoqué lors de notre débat de Dublin Murders et qui est à mon sens la meilleure adaptatrice qu’ait jamais connu la reine du crime à l’anglaise. 

On lui doit être un remarquable "Dix petits nègres", un nihiliste "ABC contre Poirot" et surtout un magistral "Témoin indésirable", une relecture brillante.
Sarah Phelps ne se contente pas de faire dialoguer les romans de dame Christie. Sans les dénaturer, elle les réinvente, accentue les dimensions sociales et sociétales des livres d’origine. Révélant ceux –ci à eux-même dans une perspective plus sombre et plus tragique. Il faut pour cela une éminente connaissance de la prose et de la mécanique de la mère d’Hercule Poirot et de Miss Marple. En reprenant à son compte l’un des romans les moins aboutis d’Agatha Christie sortis en 1961, mélange de wodunit et d’intrigue para-normale, elle réussit une fois de plus à nous époustoufler. 

Milieu des années 60. On retrouve sur le corps d’une femme mort dans les quartiers défavorisés de Londres une liste sur laquelle figure le héros de cette histoire, un homme d’affaires fortuné. Les autres noms, le touchant parfois de très près, constituent rapidement une autre liste plus macabre : celle de cadavres décédés apparemment de mort naturelle. Sauf que son enquête le mène dans un village où vient trois étranges diseuses de bonne aventure. Violentes iniquités sociales, condition de la femme, déliquescence  de la classe dite supérieure… Sarah Phelps fouille et déterre les vieux démons et fantômes d’une Angleterre en train d’étouffer sous le poids de ses conventions. Plus que brillant.

Le conseil littéraire

L’usurpateur de Jorn Lier Horst chez Folio Policier

Roman qui, en 2016, avait remporté le prix du meilleur polar scandinave.

Un conseil à double emploi puisque l’adaptation des romans Jorn Lier Horst a fait l’objet d’une adaptation télévisuelle intitulée Wisting et actuellement diffusée chez nous sur Polar .

Wisting c’est le nom de ce policier taciturne et méticuleux, digne héritier d’un Wallander. Au début de ce roman, on découvre en plein hiver le corps d’un homme dans une forêt de sapins. Il semblerait être là depuis l’été. Qui est-il ? aucune indice à l’exception d’une pochette plastique retrouvée dans la poche et qui mène notre enquêteur sur la piste d’un serial killer américain qui n’a jamais été arrêté. En parallèle de cette enquête, la fille de Wisting, journaliste, décide d’écrire un article sur un homme retrouvé mort chez lui plusieurs mois après son décès, apparemment de mort naturelle et dont l’absence n’avait jamais inquiété ses voisins. Deux morts apparemment sans rapport. Le talent de Jorn Lier Horst c’est son écriture factuelle. Très peu de voix intérieures, aucun flash back, il reste uniquement focalisé sur ses deux personnages principaux, narrant leurs investigations respectives dans les moindres détails avec une précision clinique. Le lecteur n’a jamais aucune longueur d’avance sur le récit et est ainsi pris dans l’engrenage délicieux pour qui aime les romans policiers d’une mécanique qui ne le lâche pas jusqu’à la toute dernière page. Secret absolu de tout bon polar.

L’usurpateur de Jorn Lier Horst chez Folio Policier et sur Polar

Le plateau télé

Homecoming sur Amazon Prime et _Israel, terre de série_s sur Canal

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