Ce soir nous parlerons d'ado accusé de meurtre et de génétique du comportement avec "Defending Jacob" sur Apple Tv, de mère abusive et de syndrome de Münchhausen avec "The Act" sur Polar+ et enfin d'apocalypse et de soleil meurtrier avec "Into the night sur Netflix".

"The act" sur Polar+, saison 1 avec Joey King et Patricia Arquette.
"The act" sur Polar+, saison 1 avec Joey King et Patricia Arquette. © Brownie Harris/Hulu

Avec nous ce soir pour en parler:

  • Ava Cahen de Frenchmania
  • Isabelle Danel de bande à part.fr
  • Benoît Lagane du 5/7 de Mathilde Munos

"Defending Jacob" sur Apple tv

Depuis le 24 avril sur Apple Tv .

Le corps d’un ado de 14 ans est retrouvé sans vie dans un bois. Deux pistes s’imposent et s’opposent. La première s’oriente vers un pédophile qui calme son innocence et sur lequel ne pèsent que des suspicions. La seconde désigne un camarade de classe de la victime. Un ado peu aimé de ses camarades, introverti qui n’est autre que le fils de l’enquêteur principal. Enquêteur qui ne peut empêcher le cours de la justice de suivre son cours et qui va tout faire pour disculper son fils. Seul souci, on découvre que le père du héros a commis autrefois un crime de sang. Son petit-fils serait-il l’héritier d’un gène du crime ? Hypothèse sur laquelle repose un des nombreux suspenses de cette sombre série.

Une série écrite et produite par Mark Bomback d’après le roman de William Landay disponible aux éditions J’ai Lu. Mark Bomback scénariste de "Wolverine", de "La planète des signes " "L’affrontement" et de "La Planète des signes Suprématie.". Côté petit écran il a travaillés sur la série "Legends".

Un casting de luxe puisque la série est portée par Chris Evans (Captain America) qui est également producteur de la série. Et donc omniprésent à l’écran. A ses côtés Michelle Dockery (Lady Mary dans Downton Abbey) et la toujours impeccable Cherry Jones inoubliables présidentes des États unis dans 24 heures chrono et revue depuis entre autres dans Transparent.

Le conseil littéraire

« Toutes les histoires d’amour ont été racontées sauf une » de Tonino Benaquista chez Gallimard.

Léo a disparu. Nul ne sait ce qu’il est devenu. A part peut-être le narrateur qui est l’un de ses amis. Pour fuir une existence qui ne lui a apporté que désillusions et drames Leo a traversé le miroir comme Orphée, Alice ou comme l’héroïne de La rose pourpre du Caire de Woody Allen. Il vit désormais reclus dans une pièce obscure, une chambre noire, qui ne laisse entrer aucune source de lumière. A l’exception de celle du petit écran. Léo vit désormais par procuration grâce au séries télé qu’il

dévore jour après jour, nuit à après nui. Une immersion vertigineuse dont il refuse de sortir mais qui pourrait bien devenir source de guérison. Et si la fiction nous aidait à contenir le flot douloureux de nos vies ? Et si dans ces feuilletons, télénovelas, polars se cachaient des réponses à nos quêtes de vie et nos angoisses ? Auteur en 1997 de Saga, l’un des premiers romans à s’intéresser à l’importance de la série télé, scénariste de deux des meilleurs films de Jacques Audiard (Sur mes lèvres et De battre mon cœur s’est arrêté) Tonino Benaquista signe un roman intime et fourmillant sur notre addiction particulière à la série télé. Un roman sur notre identification aux personnages, sur la façon dont ils nous accompagnent durant des années et dont l’évolution ainsi que la complexité narrative finissent par révéler quelque chose de nous. Un effet miroir que certes le cinéma peut susciter mais pas à ce point de fusion. Un magnifique roman sur la force unique de la fiction, à la fois exutoire, cautérisante et libératrice et que la série télé pousse parfois à un apogée à nul autre pareil.

"The act" sur Polar

Inspiré d’une histoire tragiquement vraie, The Act raconte la relation entre une mère abusive et sa petite fille. Une enfant que sa génitrice ne cesse de fragiliser depuis sa prime enfance et d’infantiliser en lui inventant des pathologies inexistantes mais qui condamnent l’enfant à vivre en fauteuil roulant, lui mentant sur son âge pour la laisser captive dans ce rôle de petite fillette dépendante et ne rêvant que de films de Disney. Une ogresse absolue, psychopathe, manipulatrice qui satisfait

ainsi ses instincts maternels et matériels car sa fille représente vite une vanne financière. Emus par tant de souffrance que sa mère étale au grand jour, les américains envoient des dons qui assurent à la mère des substantiels revenus. Une tragédie de l’enfance martyrisée qui s’accomplira comme il se doit dans meurtre et le sang. A noter que ce couple pour le moins particulier avait fait un des intrigues secondaires de The Politician de Ryan Murphy diffusé en ce début de saison sur Netflix.

Une série produite par la plateforme Hulu pensée comme la première saison d’une série d’anthologie consacrée chaque saison à un crime ayant défrayé la chronique judiciaire. Celle-ci a été écrite par Nick Antosca auteur sur Channel zero et Hannibal et Michelle Dean, journaliste et critique canadienne. Dans les rôles principaux on retrouve Patricia Arquette (Médium et lauréate d’u Oscar pour Boyhood en 2015) métamorphosée pour ce rôle de mère marâtre pour lequel elle a recu un Emmy et un Golden Globe. A ses côtés la jeune Joey King (vue dans la série Fargo et déjà à la tête d’une belle filmographie côte cinéma) dans le rôle de sa victime bourreau.

L’effet miroir de Benoît Lagane 

« Aux frontières du possible »

"Into the night" sur Netflix

Il faut fuir le soleil à tout prix. C’est sur cette injonction et aidé de la menace d’une arme à feu qu’un jeune soldat italien prend en otage un avion, son personnel de bord et quelques rares passagers, forçant le pilote à fuir l’astre solaire et aller vers la nuit. D’où le titre. D’abord médusés et dubitatifs, les victimes de cette prise d’otage doivent se rendre à l’évidence, partout dans le monde dès que le jour se lève, les humains tombent à terre, terrassés par une maladie sans nom. Que se passe-t-il ? Et comment surtout s’enfoncer dans l’obscurité pour tenter de sauver sa peau ?

Une série apocalyptique empruntant beaucoup au cinéma catastrophe inspiré d’un roman numérique polonais The Old Axololt de Jarek Dukaj. Signée par Jason George qui a travaillé entre autres sur Narcos et Le Protecteur d’Istanbul, Into the Night réunit une distribution internationale avec Pauline Etienne (Sage Femme de Martin Provost et Le Bureau des légendes), Laurent Capelluto (Les Revenants et Zone Blanche) ainsi que Stefano Cassetti (Roberto Succo au cinéma de Cédric Kahn et Les Estivants de Valeria Bruni Tedeschi)

La programmation musicale :

Angus et Julia Stone, Big jet plane.

Laura Marling, Strange girl.

Hervé, Si bien du mal.

Le plateau télé

Isabelle: "Work in progress"

Benoit: "Au nom du père" sur Arte.tv

Ava Cahen: "Crisis in six scene"

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