Ce soir nous parlerons d'engagements militants et de mobilisation de la jeunesse avec "Génération Brut" sur Prime, d'unité psychiatrique et de monde intérieur avec "Maniac" sur Arte.tv et de chasse aux prédateurs et de demoiselles en danger dans "Big Sky" sur Star/Disney+.

"Big Sky" série télévisée créée par David E. Kelley diffusée sur Star, nouveau contenu de la plateforme Disney+.
"Big Sky" série télévisée créée par David E. Kelley diffusée sur Star, nouveau contenu de la plateforme Disney+. © Disney - ABC International Television

"Génération Brut" sur Prime

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Une collection de cinq documentaires disponibles sur Prime.

Elles et ils sont trans, véganes, féministes ou encore natures. Elles et ils ont entre 15 et 30 ans et au contraire des générations qui les ont précédés entendent conjuguer implication avec militantisme. Elles et ils ne veulent plus se contenter d’être sensible à une cause, elles et ils veulent agir pour faire bouger les lignes de nos mentalités. 

Elles et ils sont fiers d’être ce qu’elles et ils sont. Une fierté qui passe par l’affirmation individuelle mais aussi la résistance collective. Une jeune femme de couleur ancien mannequin femme qui a décidé une fois sa transition actée de devenir mannequin transgenre pour les défilés hommes, un chef adorant la viande qui s’essaie au véganisme pour essayer de comprendre ce mouvement, des jeunes femmes lasses de voir leurs sœurs subir des violences qui multiplient les actions pour traquer les misogynes et autres réacs patriarcaux qui pullulent du lycée aux réseaux sociaux. Une génération qui ne se satisfait plus des états de fait, mais décident, dans les faits, de changer les choses et édifier une société plus diversifiée et respectueuse.

Produits par la chaîne d’information Brut ces cinq documentaires en immersion, filment frontalement entretiens et actions militantes avec sobriété et objectivité de mise en scène. A noter que chaque film est parrainé par une personnalité qui vient dire son attachement aux ca uses défendues. 

Julie Gayet pour les féministes, Jean-Paul Gaultier pour les trans ou encore le chef Thierry Marx pour les véganes.

"Maniac"  sur Arte TV

"Maniac" sur Arte TV, série créée par Espen PA Lervaag et Håkon Bast Mossige.
"Maniac" sur Arte TV, série créée par Espen PA Lervaag et Håkon Bast Mossige. / FR_tmdb

Une série norvégienne réalisée en 2015 mais restée inédite en France, désormais disponible sur Arte.tv depuis le 26 février.

A ne pas confondre avec la série éponyme avec Emma Stone et Jonah Hill, disponible sur Netflix et qui en est une adaptation libre et plus sombre. Car avec cet original nous sommes dans le registre de la comédie. En apparence du moins. 

Espen qui a mené jusque-là une existence dite normale est interné depuis quelques mois dans une unité psychiatrique. Nous ne savons rien des raisons de son hospitalisation. Tout ce que nous savons de ce rondouillard patient, c’est qu’il s’évade en s’inventant des vies fantasmées. Vies empruntées à l’univers du cinéma et de la télévision. 

Dans la vraie vie il erre dans sa chambre et les couloirs froids de l’hôpital. Mais pour lui, il est à chaque fois le héros d’une nouvelle aventure. Aventures en superproduction, en scope ou format carré où, aux côtés de Håkon son ami imaginaire, il est le héros d’un film de super héros, d’une reconstitution de la seconde guerre mondiale, d’un soap ou encore d’une sitcom. Mais cet univers parallèle de refuge finit par avoir des conséquences dans la réalité. Surtout le jour où débarque une jolie thérapeute.

Maniac, une série en labyrinthe psychique qui, épisodes après épisodes, construit le frêle écheveau mental d’un héros en proie à la solitude sentimentale, l’anxiété maladive et la paranoïa. Une série créée par Espen PA Lervaag et Håkon Bast Mossige qui en signent le scénario et interprètent les deux rôles principaux.

"Big Sky" sur Star/Disney

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Une série américaine de seize épisodes, diffusée sur Star, nouveau contenu de la plateforme Disney contenant des programmes plus adolescents et adultes comme par exemple Love Victor d’après le film éponyme et narrant les premières amours d’un jeune latino homosexuel.

Et donc Big Sky, polar se déroulant dans les magnifiques décors sauvages et rocailleux des montagnes du Montana. Deux jeunes sœurs sont kidnappées par un camionneur. Le petit ami de l’une d’entre elle demande à son père, détective privé, d’enquêter sur leur disparition. Mais après avoir débuté son enquête, il ne donne plus de nouvelles, laissant son ex épouse dans l’incertitude de ce qui a pu lui arriver. Pour tenter de résoudre ce mystère et sauver les deux adolescentes, elle doit faire équipe avec la collègue de son ex. Collègue qui n’est autre que la nouvelle conquête de son mari. D’où prévisibles tensions.

Big Sky est la nouvelle création de David E. Kelley (The Practice, Ally Mcbeal et dernièrement The Undoing) d’après les romans de CJ Box disponibles chez nous au Seuil Policiers. Une série interprétée par Ryan Phillippe vu dans Shooter, Kylie Bunbury vue dans Brave New World et Katheryn Winnick, vedette de la série Vikings.

Le conseil littéraire

Flipette et Vénère roman graphique signé Lucrèce Andrea aux éditions Delcourt.

L’histoire de deux sœurs que tout oppose et qui ne se sont pas vues depuis longtemps. 

Il y a Clara, jeune artiste qui doute de ses capacités et vit en province entre ses petites expos et son meilleur ami homosexuel. L’autre Axelle vit à Paris au-dessus d’un squat, elle n’a jamais réussi à apaiser un esprit volcanique et rebelle qui lui fait taper sur tout et tout le temps. Acte manqué, elle s’est cassé le pied et se retrouve bloquée dans son minuscule appartement. 

Clara, on l’aura compris c’est Flipette qui décide de gagner la capitale pour venir en aide à Axelle autrement dit Vénère. C’est peu dire que cette dernière n’est pas ravie de voir débarquer son ancienne vie. Mais cette promiscuité va pousser Clara à sortir de sa zone de confort un peu auto centrée pour découvrir le quotidien et les amis de sa frangine. Un monde fait d’altermondialistes, de solidarité révoltée, d’implications dans la misère sociale. Un bout de chemin qu’elles ne feront pas ensemble mais qui va peut-être les faire changer. 

Un premier roman graphique signé par une jeune cinéaste dont le court-métrage « Pépé le morse » avait remporté un César en 2018. D’ailleurs la première qualité de ce Flipette et Vénère c’est son sens du cadre. Un travail sur le rapport au monde et sur l’espace qui révèle avec pertinence la solitude des deux héroïnes. Leur manière d’être dans la vie. L’autre qualité c’est le dessin et en particulier la gamme de couleurs qui, dans un trait quasi expressionniste, dit en subliminal les colères, les rages, les impuissances et les doutes de deux sœurs. Un coup d’essai très prometteur.

La programmation musicale

  • Camelia Jordana, Jusqu'au bout des cils
  • The Notwist, Where you find me
  • Dionne Warwick, What the world needs now is love

Avec  nous ce soir pour en parler

  • Isabelle Danel  de bandeàpart.fr
  • Marianne Levy 
  • Benoît Lagane du 5/7 de Mathilde Munos et de Télématin

L’effet miroir de Benoît Lagane

Ou l’actualité racontée par une série, un épisode, un personnage ou une scène culte ... 

Et cette semaine retour sur la série qui adapte David Simon avant The Wire ... Homicide

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