Ce soir nous parlerons confinement extrême et lutte des classes avec "The Snowpiercer" sur Netflix, rivalités maternelles et mères de substitution dans "Little fires everywhere" sur Prime Vidéo et enfin de quête des origines et de dahlia noir dans "I am the night" sur 13ème rue.

"Little fires everywhere " (saison 1) sur Prime Vidéo
"Little fires everywhere " (saison 1) sur Prime Vidéo © Hulu

"Snowpiercer"sur Netflix

Annoncé comme un reboot du film de Bong Joon-ho sorti en 2013 et librement inspiré du roman graphique Le Transperceneige deJacques lob, Benjamin Legrand et Olivier Bocquet, Snowpiercer nous invite à monter à bord d’un train au mouvement perpétuel, unique et dernier refuge de l’humanité après que la terre est devenue un congélateur à ciel ouvert. 

Sept ans que ce train de la dernière chance roule autour sans s’arrêter, se frayant difficilement un chemin à travers glaciers et avalanches. 1001 wagons où se retrouvent en première classe les nantis et puissants pourtant responsables de la catastrophe écologique. Suivent leurs larbins puis les indésirables entassés dans des wagons de deuxième et troisième classe. Et en queue de train, tassés et malmenés celles et ceux qui, sans ticket, ont osé bravé l’interdit et monter à bord du Transperceneige où ils servent désormais d’esclaves à tout faire. 

Au début de cette première saison- la deuxième est d’ores et déjà commandée – on retrouve un cadavre muté et émasculé. Mélanie Cavill, qui fait office de leader du train et obéit aux ordres de son créateur Mr Wilford, va chercher dans les wagons ses laissés pour compte un ancien inspecteur pour qu’il enquête sur ce crime, réplique exacte d’un autre meurtre survenu quelques temps plus tôt. Un inspecteur qui par ailleurs fomente dans l’ombre une révolte et va profiter de ce nouveau statut pour découvrir les terribles secrets de ce train.

Cinq ans de préparation, deux showrunners, autant de réalisateurs pour le pilote et différentes chaînes intéressées par le projet mais qui ont fini par lâcher l’éponge, c’est peu dire que cette série revient de loin. Mais elle arrive enfin à quai produite par la chaîne TNT et finalement créée par Josh Friedman coscénariste au cinéma de La guerre des mondes de Steven Spielberg et auteur à la télévision sur diverses séries parmi lesquelles Terminator, les chroniques de Sarah Connor et Esmerald City. 

A noter qu’il figure également au générique de Avatar2 qui sortira peut-être l’an prochain. La série est par ailleurs produite par deux grands noms du cinéma coréen Bong Joon-ho, auteur du triomphal Parasites l’an dernier et Park Chan wook auteur des géniaux Old Boy et Mademoiselle

Côté casting on retrouve Jennifer Connely (Requiem for a dream et Noé de Darren Aronofsky, Hulk d’Ang Lee) et Daveed Diggs, rappeur et acteur vu entre autres dans Blindspotting.

"Little fires everywhere " sur Prime Vidéo

Nous sommes dans une banlieue chic et donc à large majorité blanche des Etats-Unis à la fin des années 90. Elena Richardson paradigme de la bonne épouse wasp ayant su se rendre indispensable tant dans sa famille que dans son travail et son quartier, accepte de louer pour un prix dérisoire une maison à Mia Warren une femme afro américaine vivant dans sa voiture avec sa fille. 

Une artiste photographe avec laquelle Elena tente de nouer des liens avant de prendre peu à peu en grippe sa protégée. Commence alors entre cette femme qui croit penser à gauche mais retrouve vite des reflexes droitiers et Mia une rivalité qui s’achèvera – je ne révèle rien c’est la séquence d’ouverture de la série - dans un incendie symbolique et cathartique. Une série troublante et complexe sur la maternité, le rapport mère fille ainsi que sur le déterminisme de classe sociale et d’ethnie adaptée du roman éponyme de Celeste Ng paru en France sous le titre « La saison des feux » aux éditions Sonatine.

Créée par Liz Tigelaar créatrice de Life Unexpected et coproductrice sur Nashville et The Astronaut wives club, la série réunit un duo en forme de duel impitoyable opposant Reese Witherspoon, impeccable en blonde rigide avec serre tête -Reese Witherspoon que pour mémoire nous avons vu dernièrement dans Big Little Lies et The Morning show - à Kerry Washington l’inoubliable Olivia Pope de Scandal.

L'effet miroir de Benoît Lagane

"Jerehmia".

" I am the night " sur 13ème rue

Fauna Hodel, jeune métisse mais aux traits d’une telle blancheur qu'ils prêtent souvent à confusion enquête dans les années 60 sur ses origines. Une piste qui la mène jusqu’à son grand-père, obstétricien blanc comme on s’en doute, star de Los Angeles mais dont les agissement de l’ombre ont été autrefois dénoncés en vain par un journaliste. 

Pour avoir osé s’opposer à un homme aussi omnipotent, ce jeune reporter a été renvoyé de son journal et vivote depuis en vendant des scoops douteux. Mais lorsqu’il découvre que Fauda se rapproche dangereusement de cet homme de sciences soupçonné autrefois d’avoir été lié à l’affaire du Dahlia Noir, notre fringuant héros va tenter de porter secours à la jeune femme en potentielle détresse.

Six épisodes créées par Sam Sheridan dont ce sont presque les débuts si on fait exception de deux épisodes qu’il a écrit pour la série Seal team. Produite par son acteur principal Chris Pine (le Captain Kirk dans les Star Trek de JJ Abrams et le non moins iconique Steve Trevor dans Wonder Woman), on retrouve également au casting de cette série India Eisley (la vie secrète d’une ado) et Jefferson Mays vu dans The Americans. 

A noter que la réalisatrice de Wonder Woman, Patty Jenkins et par ailleurs épouse de Sam Sheridan a mis en scène les deux premiers épisodes.

Avec nous ce soir pour en parler:

  • Ava Cahen  de Frenchmania et du Cercle
  • Ariane Allard de Positif, Causette et Frenchmania
  • Et Benoît Lagane du 5/7 de Mathilde Munos et Télématin

La programmation musicale:

  • Travis Scott et Kid Cudi, The Scotts.
  • Fiona Apple, Ladies.
  • Pomme, La lumière.

Le plateau télé

Ariane vous recommande Betty sur OCS City.

Ava vous conseille de regarder Bonding sur Netflix

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