Vous vous lamentez des syndicats en ordre dispersé, vous vous émouvez des femens qui perturbent le discours de Marine Le Pen, des journalistes molestés au FN ou des manifestants anti Erdogan réprimés à Istanbul. Tout cela n’est que pécadille au regard de l’histoire. Le 1er mai, ce fut un sacré combat.

Il trouve ses racines… aux Etats-Unis.

A la fin du XIXème siècle, les syndicats américains se battent pour la journée de huit heures.

Ils décident de débuter leur action le 1er mai, car ce jour là est le moving day : les entreprises changent d’année fiscale et changent de travailleurs. Voilà la flexibilité à l’ancienne.C’est le moment pour protester jugent les syndicats

Les manifestations se poursuivent trois jours, dégénèrent en émeute à Chicago le 3 mai 1886 : trois syndicalistes tués. Le lendemain, nouvelle manifestation, une bombe. 8 policiers meurent.

In fine, l’injustice passe : quatre syndicalistes sont condamnés et pendus le 11 novembre 1887.

Ils seront réhabilités. Trop tard.

Par Arnaud Leparmentier

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