José Manuel Soria n'aura même pas tenu deux jours après que le quotidien El Mundo ait publié les détails des sociétés offshore qu'il détenait avec son frère dans l'île anglo-normandes de Jersey et aux Bahamas.

Et s'il n'a pas tenu, c'est aussi de la faute de son patron, le 1er ministre espagnol Mariano Rajoy. Il a quelques jours, à la question « qu'est-ce que pour vous la corruption », il a répondu : « c'est un acte délictueux commis par moi ou quelqu'un que j'ai nommé ». Or on ne ne peut pas faire plus nommé par un 1er ministre qu'un ministre de l'Industrie, du commerce et du tourisme. Exit donc Juan Manuel Soria qui a par ailleurs démissionné de toutes ses fonctions électives. Il y a une autre raison pour laquelle il fallait réagir vite et fort : le Parti populaire de Mariano Rajoy est, de loin, le parti espagnol le plus touché par les scandales de corruption et de malversations. Un de plus, c'était décidément un de trop...

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