Ce soir, direction la Turquie...

Derrière l’horreur, derrières la quarantaine de morts, victimes de l’attentat de l’aéroport d’Istanbul et perpétré sans doute par l’Etat islamique, il y a peut être un espoir politique. Il ne sert plus à grand chose d’accuser la Turquie d’avoir eu ses sympathies coupables avec l’Etat islamique, donc de lui avoir servi de base arrière et d’en être aujourd’hui victime. Depuis un an, les attentats ont fait plus de 200 morts à Ankara et Istanbul. L’espoir, c’est de voir le président turc Erdogan mettre enfin un terme à son cavalier seul et à sa dérive autoritaire. Au début de son règne dans les années 2000, le leader turc avait pour objectif d’avoir « zéro problèmes avec les voisins ». Tout était harmonieux : des relations normalisées avec la Grèce et l’Europe, de bonnes relations avec Israël, une destination pour les touristes russes, des progrès avec l’Arménie. Lors des printemps arabe, Erdogan voulait être l’exemple pour les nations musulmanes, le phare avancé qui montrait qu’islam, démocratie et développement pouvaient aller de pair. Las, Erdogan s’est brouillé avec tous. Les Européens qui ne veulent plus de la Turquie, les Israéliens qui ont pris d’assaut une flottille turque qui cherchait à briser l’embargo maritime sur Gaza ; le maréchal président égyptien Sissi, accusé d’avoir renversé le frère musulman Morsi ; Bachar Al Assad, son ancien allié qui a écrasé les sunnites ; Vladimir Poutine, en abattant un avion russe accusé d’avoir pénétré l’espace aérien russe à l’automne dernier. N’en jetez plus. Erdogan n’était entouré que d’ennemis, cela devenait intenable...

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