Au lendemain de la guerre, une demi-douzaine d’ONG, dont Handicap International,dépolluent, éduquent et sensibilisent la population aux risques que représentent les engins explosifs. Fin février à El-Maya, un ancien camp militaire de l’armée libyenne à l’est de Tripoli. À l’intérieur, une rangée de mines court le long du mur d’enceinte. Frédéric Gros, spécialiste du déminage à Handicap International, fait un premier repérage avant de procéder à la « dépollution ». Entre octobre 2011 et février 2012, plus de 200 sites suspectés dangereux ont été identifiés par l’ONG française qui a déployé trois équipes en Libye pour identifier, enlever et détruire des mines et autres engins non explosés. Pour faciliter cette tâche, une hotline téléphonique a été mise en place à Misrata, permettant aux habitants d’appeler et de déclencher l’intervention d’un expert. Autre volet, l’éducation de la population civile aux risques. Handicap International forme des volontaires, des responsables d’associations locales et des professeurs. Des messages de prévention sont diffusés dans les hôpitaux et les mosquées. L’organisation agit également pour sensibiliser la population aux dangers représentés par le maniement des armes légères qui prolifèrent entre les mains des civils. Une fois formés, professeurs et responsables d’associations locales servent de relais. À Tripoli, l’ONU a mis en place, avec Handicap International et six autres ONG, le Comité international de la Croix-Rouge (CICR) et l’Unicef, une équipe chargée de coordonner l’action, d’établir les priorités, de mobiliser les ressources et de faire la liaison avec les autorités libyennes. Au total, vingt-sept équipes de « dépollution » et 39 équipes d’« éducation au risque » sont déployées sur le territoire libyen. En décembre 2011, l’ONU et les ONG partenaires évaluaient à 18,6 millions de dollars (14,3 millions d’euros) les besoins en financement nécessaire à la poursuite de leur action en 2012. Jusque-là, quatre bailleurs de fonds soutiennent leurs activités en Libye : les ministères des affaires étrangères des Pays-Bas et de l’Allemagne, l’Unicef et la Chaîne du Bonheur, une fondation suisse. François d’Alançon Site : www.handicap-international.fr

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