Grâce au projet Kaps, des étudiants participent à des actions sociales en échange de colocations. Bâtir des cités universitaires dans les cités ? « On peut craindre que les étudiants soient mal accueillis, la formule n’a pas toujours bien fonctionné », reconnaît Marie-Lise Paitier, de l’Association de la fondation étudiante pour la ville (AFEV) et coordonnatrice des Kaps (Kolocations à projet solidaire). L’idée est de réaliser des projets ensemble, en proposant à des étudiants des colocations qui permettent l’engagement solidaire sur des questions d’éducation, de santé, de culture, du développement durable, en lien avec des problématiques locales. À chaque projet social sur un territoire correspond une colocation étudiante. Contre un loyer modéré, les « kapseurs », âgés de 18 à 30 ans, étudiants ou en service civique, s’engagent à s’investir, au moins trois heures par semaine, dans un projet défini avec l’AFEV. Seule condition, « avoir envie d’aller au-devant des habitants, de lancer des dynamiques », résume Marie-Lise Paitier. Lancé voilà deux ans, le programme existe aujourd’hui dans huit villes de France.À Grenoble, le projet est de grande ampleur. À la rentrée prochaine, c’est une résidence de 80 étudiants qui ouvrira au cœur du quartier Mistral. Chaque colocation de quatre à six personnes portera un projet. « Cela rend l’engagement non contraignant, estime Nicolas Martin, un futur animateur. Vivre ensemble permet d’être efficace, d’échanger de façon informelle à tout moment et de prendre des décisions rapidement. » Pour rejoindre les attentes du terrain, les six premiers mois seront consacrés à la rencontre avec les habitants.À Rennes, le besoin de mettre en place un système d’accompagnement scolaire a émergé lors d’un repas festif organisé par les « kapseurs ». Pour y répondre, Nicolas et ses deux colocataires ont créé un système d’échange local (SEL). Quinze habitants sont aujourd’hui impliqués. Nicolas, qui devrait quitter les lieux dans un an, est déjà soucieux de « pérenniser l’initiative », car « l’objectif est de passer le relais aux habitants. »BÉNÉVENT TOSSERI (à Lyon) Rens. : www.afev.frPour le projet grenoblois : 04.76.29.14.01.

Une idée pour agir

«Mettre en avant des projets, des initiatives qui changent le quotidien … en mieux ! »

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