L’association finistérienne Entreprendre au féminin aide les femmes à créer leur entreprise avec une méthode aussi efficace qu’atypique. Avec 281 femmes accompagnées et 113 entreprises créées, Entreprendre au féminin peut se targuer d’un bilan flatteur. Ce « réseau social à vocation professionnelle », imaginé par des dirigeantes du Finistère en 2003, a permis d’atteindre un taux de création d’entreprises de 43,30 % par an contre 38 % en 2011 au niveau national, selon l’Insee. La clé de cette réussite repose sur une approche particulière. « Notre démarche est moins technique que les formations habituelles, explique Gaëlle Vigouroux, 37 ans, coresponsable de l’association. Nous misons sur le binôme femme/projet. Notre leitmotiv ? Écouter avec bienveillance, ne jamais juger, mais aider la personne à se rendre compte de ses atouts et de ses freins et la mettre en relation avec les réseaux susceptibles de lui apporter les conseils nécessaires pour développer son entreprise. » L’association s’appuie sur une étude de l’université de Brest pour identifier les points faibles des porteuses de projet : déficit de réseau et de confiance, sous-estimation des risques, difficultés à savoir se rémunérer… « Cette recherche a permis de déceler que les femmes ne créaient pas avec des objectifs de performance ou de gain d’argent, mais avec pour but la réalisation de soi, en harmonie avec leur vie familiale », souligne Gaëlle Vigouroux. La jeune femme a fait appel à l’association en 2007, alors qu’elle cherchait à monter son agence de communication sur Internet. « J’avais besoin d’un réseau pour bénéficier d’un regard extérieur et concret sur mon projet. Entreprendre au féminin m’a portée, m’a aidée à me lancer. » Après avoir rejoint les 150 adhérentes de l’association, elle y travaille désormais à mi-temps. RAPHAËL BALDOS (corr. part.) Contact : Entreprendre au féminin, Écopôle, Vern Ar Piquet, 29460 Daoulas.

 Tél. : 02.98.25.89.88. Mail : contact@entreprendre-au-feminin.net Demain : suite de notre série « Liturgie en chansons » : Patrick Richard.

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