Une université populaire a été créée sur le littoral charentais, où le souvenir de la tempête Xynthia reste vif. Dans les communes de Charente-Maritime où la tempête Xynthia a frappé durant l’hiver 2010, il reste dans la population un sentiment d’incompréhension. « Beaucoup de décisions ont été prises en urgence. Le traitement de l’après-tempête a manqué du temps de la réflexion comme du dialogue avec la population », analyse Jacky Laugraud, maire de Port-des-Barques, une des communes concernées. Autour de l’élu s’est constituée une équipe de scientifiques, d’universitaires et de citoyens désireux de mieux partager et faire partager la connaissance sur le littoral. « Nous avons constitué une association sous forme d’université populaire. Nous voulons disposer d’un lieu de débat où peuvent être croisées les observations scientifiques des chercheurs et celles, empiriques, des gens qui travaillent et vivent sur ce littoral. »Les premiers et les seconds ont de quoi s’apporter mutuellement et enrichir une sorte de base de savoirs accessibles à tous. « Une façon de préparer l’avenir. D’autres tempêtes viendront, d’autres conséquences des évolutions climatiques, précise Jacky Laugraud. Notre territoire côtier est d’autant plus sensible qu’il est très convoité. Il intéresse les pêcheurs, les producteurs d’huîtres et de moules aussi bien que les touristes, les promoteurs immobiliers, les défenseurs de la nature, etc. »Lancée fin 2011, l’Université populaire du littoral charentais (UPLC) a débuté par des conférences-débats. Leurs comptes rendus nourriront un site Internet utilisable par des habitants d’autres régions côtières. L’association entend aborder tant l’impact psychologique d’une submersion marine que l’intérêt de la biodiversité littorale, la gestion du risque ou l’histoire du climat. Le 3 mai, à Esnandes, s’est déroulé un débat autour du livre Les colères de la nature (1), qui rapporte le souvenir d’une tempête survenue le 21 février 1788 au même endroit que Xynthia et avec la même force…par AGNÈS MARRONCLE (1) Sous la direction de Frédéric Surville, Le Croît vif, 2012, 25 €.Contact :

UPLC 17, Lycée de la mer et du littoral,rue William–Bertrand 17560 Bourcefranc-le-Chapus.Site : www.uplc17.org

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