Dans "Mes jours de gloire", Vincent Lacoste joue le rôle d'Adrien, acteur en chute libre ayant connu le succès alors qu'il était enfant. Heureusement, Vincent Lacoste ne connaît pas le même destin que ce personnage, ce qui lui permet de raconter à Zoé Varier comment tout aurait pu ne jamais commencer. Retour en 2008.

Vincent Lacoste est à l'affiche du film 'Mes jours de gloire' d'Antoine de Bary, en salles le 26 février 2020
Vincent Lacoste est à l'affiche du film 'Mes jours de gloire' d'Antoine de Bary, en salles le 26 février 2020 © BAC Films

Quand on lui demande de se présenter, il répond ainsi : « J'ai 26 ans, je suis acteur, j'ai commencé à quatorze ans dans un film qui s'appelle Les Beaux Gosses, je suis brun, je fais un mètre soixante-dix-huit, 70 kilos, maintenant. (J'ai un peu pris.) » Vincent Lacoste est ces jours-ci à l'affiche du film Mes jours de gloire d'Antoine de Bary, dans lequel il joue le rôle d'Adrien, un jeune acteur déjà déclinant car ayant connu ses heures de gloire alors qu'il était enfant. C'est l'histoire d'un passage à l'âge adulte qui passe par une chute. C'est l'histoire d'un apprentissage et d'un nouveau départ.

Comment tout a failli ne jamais commencer

Le départ de la carrière de Vincent Lacoste, l'acteur, le vrai, pas celui qu'il incarne dans Mes jours de gloire, a bien failli ne jamais avoir lieu et c'est cette « journée particulière » qu'il a choisi de raconter au micro de Zoé Varier. En juin 2008, Vincent Lacoste a quatorze ans seulement et il a été retenu pour tenir le premier rôle du film Les Beaux Gosses de Riad Sattouf. C'est sa première expérience au cinéma. Trois jours avant le début du tournage, il décide de sortir le soir, seul, pour la première fois de sa vie, et se rend au concert d'un groupe de punk. Au cours de cette soirée, il fera une mauvaise chute, dont il aurait pu, professionnellement, ne jamais se relever.

Je me lance dans un pogo enflammé, assez directement. Et là, mon genou... Je me fais une luxation du genou. Mon genou claque parce que je me rétame sur de la binouze qu'il y a par terre.

Le lendemain, il lui faut annoncer à Riad Sattouf que sa participation au film est gravement compromise : son genou a doublé de volume, il ne peut plus marcher ni poser le pied au sol. C'est une suite d'événements plus rocambolesques les uns que les autres qui le conduiront du cabinet d'une magnétiseuse bruyante à celui d'un médecin peu recommandable (quoiqu'ayant une clinquante boucle de ceinture), devant une assemblée d'assureurs et, finalement, entre les mains expertes d'un spécialiste, confrère du célèbre docteur Zuccarelli. Les choses finiront par rentrer dans l'ordre et le tournage des Beaux Gosses ne commencera qu'avec quelques jours de retard.

Ma vie a changé et ma personnalité aussi, après ça.

La programmation musicale du jour

  • Estelle, "American Boy", 2008
  • Gérard Depardieu, "Comme un garçon", 2006
  • Lizzo, "Boys", 2020
  • et un extrait de Fatal Bazooka (ft. Yelle), "Parle à ma main", 2008

Le générique de l'émission

Isabelle Pierre, "Le temps est bon" (1971), remixé par Degiheugi, 2012

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