A l'issue du premier tour des élections présidentielles, la France est sous le choc avec l'évincement du candidat Jospin et le duel Le Pen-Chirac.

Plusieurs milliers de personnes manifestaient le 21 avril 2002 (sur cette photo, place de la Bastille à Paris), pour protester contre la présence du président du Front National, Jean-Marie Le Pen, au deuxième tour des élections présidentielles
Plusieurs milliers de personnes manifestaient le 21 avril 2002 (sur cette photo, place de la Bastille à Paris), pour protester contre la présence du président du Front National, Jean-Marie Le Pen, au deuxième tour des élections présidentielles © AFP / François Guillot

Négar Djavadi, scénariste, écrivaine, naît en Iran dans une famille d'intellectuels opposants au Shah puis à Khomeiny. La famille quitte clandestinement le pays pour se réfugier en France alors que Négar a 12 ans.

Sa journée particulière ? Le 21 avril 2002, à l'issue du premier tour des élections présidentielles françaises, qui voit s'affronter Jean-Marie Le Pen et Jacques Chirac. Elle vit le renoncement à la politique du candidat socialiste Lionel Jospin, exclu du second tour, comme un échec de l'honnêteté. Elle participe à la grande manifestation du Premier Mai se tient à la Bastille, et, dans le défilé, les Français sont abasourdis, nombreux sont ceux qui culpabilisent de ne pas avoir glissé leur bulletin dans l'urne le 21 avril...

En 2002, les Français délaissent le franc pour adopter la monnaie européenne : l'euro ; ils rendent hommage à Yves Robert, réalisateur du cultissime Grand blond avec une chaussure noire, et sont fiers de la cascade de prix prestigieux - Oscars et César - qui récompensent le film de Jean-Pierre Jeunet, Le fabuleux destin d'Amélie Poulain. 2002, c'est aussi la fermeture du centre d'accueil des réfugiés de Sangatte (Pas-de-Calais).

Pour aller + loin :

A lire :

Désorientale, de Négar Djavadi (Liana Levi, 2015)

A voir :

Se souvenir des belles choses, un film de Zabou Breitman (2002)

Négar Djavadi
Négar Djavadi © Radio France / Rébecca Denantes
  • A écouter :
  • Don't know why, de Norah Jones (Blue Note, 2002)
  • When you walk, Tshegue
  • The revolution will not be televised, de Gil Scott Heron (Blue Bird)

Et aussi :

Les références du générique de l'émission de Zoé Varier : « Le Temps est bon » d’Isabelle Pierre remixé par Degiheugi

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