L'actrice française Isabelle Carré a publié, aux éditions Grasset, en ce début d'année 2018, un premier roman intitulé 'Les Rêveurs'. Cette publication fait suite à un atelier d'écriture, dispensé par Philippe Djian, auquel elle s'est rendue pendant trois mois, tous les jeudis soir, en 2015.

L'actrice, et désormais autrice, Isabelle Carré lors du 8ème Festival du film francophone d'Angoulême, le 29 août 2015
L'actrice, et désormais autrice, Isabelle Carré lors du 8ème Festival du film francophone d'Angoulême, le 29 août 2015 © AFP / Yohan Bonnet

Ce 15 janvier 2015, à 19 heures précises, après avoir avalé un petit verre de kir royal pour se donner du courage, Isabelle Carré se rend à l'atelier d'écriture que dispense Philippe Djian dans le cadre des "Ateliers de la NRF", au sein des éditions Gallimard. Le stage s'intitulait "Marcher sur la queue du tigre".

Isabelle Carré a toujours écrit, beaucoup écrit, mais remisait toujours aux tiroirs ses textes. Ce jour de jour de janvier 2015 a marqué son retour à l'écriture qui l'a amenée à publier son premier roman, Les Rêveurs, aux éditions Grasset. 

Dans ce roman, Isabelle Carré a cherché à réorganiser, en quelque sorte, son passé, son enfance dans les années 1970.

Une enfance associée, pêle-mêle, à Keith Jarrett, à la couleur rouge, aux aéroports et à l'aérobic, à Gilbert Bécaud et à Francis Lalanne, aux pulls à col roulé orange... Une enfance passée dans une famille de « rêveurs », un peu déglinguée, dans une maison sans portes, au décor japonisant, avec des tentures et des masques africains sur les murs, une maison peinte en rouge, propice à l'évasion, à la rêverie. Elle écrit :

Je rêve surtout de rencontrer des gens. Je n'ai jamais trouvé simple de faire connaissance, ailleurs que sur un plateau. Mais on se quitte une fois le tournage ou la pièce terminée, et on ne se revoit jamais comme on se l'était promis... Alors je m'offre une seconde chance, j'écris pour que l'on me rencontre.

Avec Les Rêveurs, Isabelle Carré évoque également les moments les plus douloureux de sa vie, sa tentative de suicide et l'hospitalisation qui l'a suivie, ainsi que, fort heureusement, les rencontres et les événements qui l'ont accompagnée lorsqu'elle s'en est sortie ; un sauvetage marqué notamment par la figure de Romy Schneider et par une lettre d'une certaine Rosalie à un certain César.

Programmation musicale

  • Bruno Mars & Mark Ronson - "Uptown Funk" (Columbia - 2014)
  • David Bowie - "Modern Love" (EMI - 1983)
  • Arthur H - "La Boxeuse amoureuse" (Allpoints - 2017)

Le générique de l'émission s'intitule "Le Temps est bon". Il s'agit d'un remix d'une chanson d'Isabelle Pierre, proposé par Degiheugi.

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