Dans la série "En thérapie", Céleste Brunnquell crève l'écran. Elle y joue le rôle de Camille, la plus jeune patiente du docteur Dayan. Au micro de Zoé Varier, elle partage son goût de la lecture, du théâtre, et les valeurs qui la guident dans sa carrière d'actrice.

Céleste Brunnquell est la révélation de la série événement d’Arte "En thérapie"
Céleste Brunnquell est la révélation de la série événement d’Arte "En thérapie" © Eric Toledano, Olivier Nakache, Pierre Salvadori, Mathieu Vadepied / ARTE France, Les Films du Poisson, Federation Entertainment et Ten Cinéma

L'exercice de l'interview l'angoisse, lui donne mal aux dents et, parfois, la « dégoûte ». Pourtant, Céleste Brunnquell a accepté de se prêter au jeu de la « Journée particulière ». Peut-être parce qu'elle n'est pas "en promo" et qu'elle n'a ainsi, ce dimanche, rien à vendre. La comédienne qui fêtera ses 19 ans à l'automne 2021 a été découverte d’abord dans le film Les Éblouis de Sarah Suco, pour lequel elle a été nommée pour le César du Meilleur espoir féminin. Puis, le 4 février 2021, quand sont diffusés sur Arte les cinq premiers épisodes de la série En thérapie d'Éric Toledano et Olivier Nakache, le grand public découvre que la petite qui joue Camille a tout d'une grande.

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De la littérature au théâtre

Céleste Brunnquell a choisi comme « Journée particulière » un jour de la fin de l'année 2007. Ce jour-là, alors qu'elle est âgée de cinq ans, elle parvient à lire pour la première fois toute seule.

La sensation était tellement forte. Je me souviens des choses que ça a pu faire, même à mon corps : une très grande joie et un vertige. Je savais que tout allait changer.

Dans la foulée, la petite fille se prend de passion pour la lecture. Elle découvre notamment deux auteurs pour la jeunesse qui l'ont particulièrement marquée : Claude Ponti et Tomi Ungerer. Les deux écrivains ont nourri son imaginaire et leurs personnages ont peuplé son enfance.

Je trouvais que Tomi Ungerer, il se foutait pas de notre gueule, à nous les enfants. Il nous prenait au sérieux.

Plus tard, Céleste Brunnquell découvre Dino Buzzati, Marguerite Duras ou encore Annie Ernaux. Les livres l'accompagnent partout et son imagination travaille sans cesse.

On n'est plus jamais seul·e quand on lit. Même dans le métro, partout, il y a toujours une place pour le rêve. C'est un outil tellement simple et hyper efficace !

Une vie de fantaisie

Parmi ses autres références, la jeune actrice cite le metteur en scène Jean-Michel Rabeux, avec la compagnie duquel elle a commencé le théâtre, tout au long de ses années de collégienne, mais aussi l'artiste, philosophe et poète Robert Filliou, qui l'a aidée à façonner le regard singulier qu'elle porte sur le monde et sa façon d'être au monde.

Robert Filliou mettait de la poésie partout et je pense que c'est une manière de résister.

C'est précisément en cela que Céleste Brunnquell n'est pas "que" cérébrale : la jeune femme déborde de poésie et de fantaisie. Elle aime rire, danser, chanter (elle connaît nombre de paroles de chansons par cœur), faire la fête !

Il faut toujours tendre vers plus de liberté. C'est le plus important.

Les références des ouvrages cités dans l'émission

Les références des extraits et archives Ina diffusés dans l'émission

La programmation musicale du jour

  • Les Rita Mitsouko, "Don't Forget the Nite", 1984
  • Altın Gün, "Goca Dünya", 2017
  • Celeste, "Tonight Tonight", 2021 [Dans la playlist de France Inter]
  • Et un extrait de : Justice, "D.A.N.C.E", 2007

Le générique de l'émission

Isabelle Pierre, "Le temps est bon" (1971), remixé par Degiheugi, 2012

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